«Buzz affligeant»: Mélenchon réagit après ses propos polémiques, des proches de victimes s'indignent

«Buzz affligeant»: Mélenchon réagit après ses propos polémiques, des proches de victimes s'indignent© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Jean-Luc Mélenchon, chef de La France Insoumise, à l'Assemblée nationale à Paris, le 8 juillet 2020 (illustration).
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Jean-Luc Mélenchon, critiqué par des familles de victimes de Mohamed Merah pour avoir prédit un «grave incident ou un meurtre» avant la présidentielle, a déploré un «buzz affligeant». Il estime que ses propos ont été montés «en épingle».

Les propos de Jean-Luc Mélenchon le 6 juin prédisant un «grave incident ou un meurtre» peu avant la présidentielle continuent de faire couler de l'encre. Tandis que l'intéressé dénonce un «mot monté en épingle», des familles des victimes du terroriste Mohamed Merah montent au créneau, évoquant des propos «inadmissibles».

A l'origine de la polémique, les propos du leader de la France insoumise, qui avait estimé sur France info : «Ça a été Merah en 2012 [auteur des tueries de Toulouse et de Montauban, notamment dans une école juive], ça a été l'attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées [en 2017, un djihadiste assassine le policier Xavier Jugelé], avant on avait eu Papy Voise [Paul Voise, un retraité agressé chez lui à Orléans en avril 2002], dont plus personne n'a jamais entendu parler après. Tout ça, c'est écrit d'avance.»

Latifa Ibn Ziaten, mère d'Imad Ibn Ziaten, le parachutiste de l'armée française assassiné par Merah, a écrit sur Twitter : «Les propos de Jean-Luc Melenchon sont inadmissibles et ne devraient même pas être tenus. Le respect, c’est un minimum pour l’honneur de mon fils, des autres victimes et des familles endeuillées.» 

Patrick Klugman, avocat de Samuel Sandler qui a perdu son fils et ses deux petits-fils en 2012, tués par Merah, a jugé sur France Info ce 7 juin les propos de l'ancien sénateur «d’une extraordinaire gravité, par leur portée et par leur auteur, et si Jean-Luc Mélenchon ne les retire pas, nous ferons une dénonciation au parquet du fait de diffusion de fausses nouvelles».

Selon le juriste, son client Samuel Sandler, a «extrêmement mal réagi» : «Il a qualifié les propos de Jean-Luc Mélenchon comme étant d'une violence inouïe, qui banalisent et presque nient ce qui est arrivé à sa famille, ce qu'ont été les assassinats perpétrés par Mohamed Merah et le combat judiciaire que Mr Sandler a mené pour les faire reconnaître. Oui, ces propos sont insupportables.»

Plusieurs représentants politique ont également réagi en attaquant Jean-Luc Mélenchon. «Quand on manie ainsi la démagogie, on ne peut prétendre à devenir président de la République», a déclaré sur Twitter la députée et chef du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault, jugeant «inacceptable» de «réduire les atrocités des attentats de Montauban et Toulouse en 2012 à de la machination électorale».

«On est vraiment au-delà de la honte», a écrit la députée LREM Aurore Bergé sur le même réseau social.

La Licra est elle aussi montée au créneau.

Mélenchon «ne minimise pas ces attentats» qui sont «gravissimes»

Jean-Luc Mélenchon a pour sa part répondu dans la soirée du 6 juin sur les réseaux, qualifiant la polémique de «buzz affligeant». Réfutant les accusations de complotisme, il a expliqué que ses détracteurs en venaient «à nier cette évidence que les meurtriers attendent le meilleur moment pour faire parler d'eux».

Clémentine Autain, députée et tête de liste LFI aux régionales en Ile-de-France, a également défendu son collègue parlementaire ce 7 juin sur CNews, assurant qu'il «n'est pas complotiste» et qu'il visait par ces propos «l'extrême droite». Elle a exprimé sa «compassion» et sa «solidarité profonde avec les victimes notamment de l'attentat de Mohamed Merah», reconnaissant que «certains ont été sincèrement blessés» par ces propos. Mais «d'autres ont volontairement mal compris et déformé ses propos», a-t-elle accusé, assurant que Jean-Luc Mélenchon «ne minimise pas ces attentats» qui sont «gravissimes».

Faisant valoir que le leader de LFI avait «ramassé» son propos dans l'émission, elle a assuré qu'il avait voulu dire que «ce que nous n'acceptons pas, c'est l'instrumentalisation de ces faits gravissimes qui arrivent dans la dernière semaine d'un scrutin très important, en l'occurrence la présidentielle», et que «les assassins qui font ça savent à quel moment ils le font».

L'eurodéputé LFI Manuel Bompard a de son côté évoqué sur Twitter une «minable opération pour faire croire que Jean-Luc Mélenchon nie la réalité des attentats terroristes alors qu’il en dénonce l’instrumentalisation politicienne dans les campagnes électorales».

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