Des féministes anti-prostitution prises à partie en manifestation par des antifascistes pro-trans

Des féministes anti-prostitution prises à partie en manifestation par des antifascistes pro-trans© Thomas SAMSON / AFP
Un rassemblement pour réclamer plus de droits pour les femmes sur la place de la République à Paris, le 7 mars 2021.

Des activistes antifascistes s'en sont pris au Collectif abolition porno-prostitution lors d'une manifestation pour les droits des femmes à Paris. La militante Marguerite Stern, qui a fait polémique pour des écrits jugés transphobes, a été ciblée.

Difficile convergence des luttes. Au cours d'une manifestation parisienne en faveur des droits des femmes qui a rassemblé près de 300 personnes le 7 mars place de la République à Paris, des activistes queer antifascistes ont pris à partie des militantes féministes opposées à la pornographie et à la prostitution. Des œufs ont été lancés et des coups échangés.

Ancienne membre des Femen présente à la manifestation, Marguerite Stern – qui tenait une pancarte «Vive le sexe féminin» – a reçu un œuf lancé par les activistes «trans», «antifascistes» et pro-islam, selon le militant Mehdi Aifa. D'autres Femen auraient également été prises à partie, selon d'autres témoignages, leur position anti-voile leur étant reprochée.

«Nous avons été frappées, gazées, avons reçu des jets d’œufs de militantes queer, et sommes sorties sous escorte», a relaté sur Twitter Marguerite Stern. «Nous venons d'être insultées, agressées, attaquées, pancartes arrachées, jet d'œufs par le mouvement pro-prosti Queer contre "l'islamophobie"», a confirmé une autre participante, membre du Collectif abolition porno-prostitution (CAPP).

Marguerite Stern a été accusé de transphobie par le passé, à la suite de la diffusion en février 2020 d'une tribune posant la question de la présence de personnes transgenres dans le mouvement des Colleuses contre les féminicides. Publié sur le Huff Post, le texte avait été retiré car contenant «des propos transphobes à l’intérieur», selon la rédaction du site. Ancienne Femen, Marguerite Stern avait estimé auprès de Marianne (qui avait repris la tribune) que «les luttes trans, non-binaires, queer, gender fluid prennent trop de place dans les débats féministes et finiss[aient] par abîmer les droits des femmes». En 2016, dans L'Obs, elle avait également affirmé avoir «du mal avec le voile» et ne pas avoir «honte de le dire».

Des propos qui lui valent des menaces de la part d'autres activistes. Le 7 mars, sur la statue de la place de la République devant laquelle l'ancienne Femen a été agressée, un tag a notamment été inscrit en lettres rouges : «Sauve un trans, bute un TERF», acronyme de «trans exclusionary radical feminist», expression insultante utilisée contre Marguerite Stern et désignant les féministes qui ne reconnaissent pas les femmes trans comme des femmes.

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