Perpignan : une manifestation se transforme en rave party dans le centre-ville

Perpignan : une manifestation se transforme en rave party dans le centre-ville© RAYMOND ROIG Source: AFP
Perpignan va-t-elle de nouveau être le cadre de manifestations festives à l'avenir ? (image d'illustration).
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Près de 200 fêtards se sont donnés rendez-vous le 30 janvier dans le centre de Perpignan. A l'origine, selon France Bleu, une manifestation contre les restrictions sanitaires avait été déclarée et autorisée. Puis vint la fiesta…

France Bleu Roussillon fait savoir le 30 janvier que le centre-ville de Perpignan (Pyrénées-Orientales) avait été le théâtre d'une rave party réunissant près de 200 personnes en pleine journée. «Le plus souvent sans masque», précise par ailleurs la radio publique.

Tout serait parti d'une manifestation, autorisée par la préfecture, dénonçant les restrictions sanitaires liées à la pandémie. C'était aussi l'occasion pour les manifestants de soutenir le monde de la culture. «Mais le rassemblement s'est ensuite transformé en une discothèque à ciel ouvert, avec une sono installée sur un podium, au pied du Castillet», affirme France Bleu.

D'après une vidéo partagée par un journaliste, on peut également voir des fumigènes et une forte proximité entre les «teufeurs» . 

Le Syndicat majoritaire des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) a qualifié cette fête de «dramatique» sur Twitter. «Ce n’était pas la marche des libertés mais celle vers le [troisième] reconfinement», ajoute SCSI.

Contacté par le quotidien régional L'Indépendant, un des organisateurs du rassemblement, Sébastien, assure que cette fête était une «manière de soutenir l'organisateur de la rave party du Nouvel an», qui avait été mis en examen puis placé en détention provisoire avant d'être relâché sous contrôle judiciaire. Sébastien prévient que «tant que les poursuites judiciaires contre lui ne seront pas levées, [ils] continueront de manifester tous les samedis». «Nous clamons aussi notre soutien aux restaurateurs, aux barmans, travailleurs, associations et à tous ceux qui nous donnent du rêve et le sourire. Rien n'arrête un peuple qui pense, rien n'arrête un peuple qui danse», poursuit Sébastien auprès du journal.

A 17h30, la musique a été stoppée, comme prévu dans la déclaration officielle de la manifestation. Avec un son du groupe Louise attaque pour clore la mini-fête. Selon France Bleu, la police n'est pas intervenue.

Le maire Rassemblement national, Louis Aliot, a posté un message sur Facebook, regrettant l'événement. Il estime ainsi que «la liberté de manifester est une chose, mais le droit de faire n’importe quoi en est une autre». «La prochaine fois il faudra demander des garanties de sécurité, de respect des protocoles sanitaires et d’encadrement supplémentaires», complète-t-il dans son post.

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