Trois associations et des migrants occupent une ancienne école à Paris

Trois associations et des migrants occupent une ancienne école à Paris© Twitter @CharlesBaudry

A Paris dans le XVIe arrondissement, trois associations ont revendiqué la «réquisition» d'un bâtiment présenté comme une ancienne école, vide, dans le but de mettre «à l'abri de la rue» entre 200 à 300 migrants.

Dans l'après-midi du 24 janvier, trois associations (Droit au logement, coordination des sans-papiers et Utopia 56) ont pénétré à l'intérieur d'une ancienne école maternelle du XVIe arrondissement de Paris pour réclamer la mise à l'abri de plusieurs dizaines de migrants. Dans un tweet, Utopia 56 a ainsi déclaré «réquisitionner» une «ancienne école [...] vouée à être détruite», afin de mettre à l'abri quelque «150 personnes exilées».

«L'objectif, ce n'est pas de rester là, c'est d'obtenir un abri pour ces personnes restées sur le carreau», explique à l'AFP Yann Manzi, fondateur d'Utopia56, précisant que l'école maternelle délabrée, dont le plafond est en partie éventré, fait partie des 489 lieux signalés comme libres à l'Etat pour une mise à l'abri, dans le cadre du «collectif réquisition» monté par les trois associations.

Environ 250 migrants se trouvaient dans cette ancienne école maternelle, selon notre reporter Charles Baudry.

Selon le journaliste indépendant Clément Lanot, les entrées des lieux ont été barricadées afin d'empêcher l'entrée des forces de l’ordre. Depuis 14h30, la police s'est positionnée devant l'école, selon l'AFP.

Le député insoumis Eric Coquerel, sur place, a affiché son soutien «aux associations et réfugiés qui ont réquisitionné une ancienne école maternelle vide depuis 2 ans, dans le 16ème à Paris». «Ils font ce que l’Etat devrait faire, notamment en période hivernale : l’application de la loi de réquisition», a ajouté l'élu.

«Heureusement associations et collectifs sont là. Pour dénoncer la situation, catastrophique, et l'abandon de l'Etat. Pour protéger ceux qui doivent l'être et pour répondre à l'urgence. Et pour préparer un avenir où le droit au logement sera enfin respecté», a tweeté la sénatrice Europe Ecologie les Verts Esther Benbassa, également présente sur place.

La mairie de Paris a proposé, dans l'après-midi du 24 janvier, que ces migrants dorment dans des gymnases mis à disposition car l'école n'est «pas chauffée, pas sécurisée». «Dès ce soir, nous allons mettre à disposition deux gymnases pour accueillir les personnes qui sont installées ici», a expliqué Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris en charge des questions migratoires et d'hébergement d'urgence. 

Fin novembre, plusieurs centaines de migrants avaient monté un campement dans le centre de Paris sur la place de la République pour demander leur mise à l'abri. Le démantèlement de leurs installations sans ménagement avait provoqué un tollé et l'ouverture de deux enquêtes concernant des policiers pour «violences».

Auteur: RT France

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»