Agnès Buzyn rejoint le cabinet du directeur général de l'OMS

- Avec AFP

Agnès Buzyn rejoint le cabinet du directeur général de l'OMS© REUTERS/Benoit Tessier
Agnès Buzyn fait campagne pour les municipales à Paris en mars 2020.

L'ancienne ministre française de la Santé Agnès Buzyn a confirmé auprès de l'AFP sa nomination à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, où elle sera chargée du suivi des questions multilatérales.

L'ancienne ministre française de la Santé Agnès Buzyn a déclaré à l'AFP avoir rejoint le 4 janvier le cabinet du directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, confirmant une information de L'Opinion.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans la carrière d'Agnès Buzyn. Novice en politique, cette médecin spécialiste des leucémies et de la greffe de moelle, est inconnue du grand public lorsqu'elle est nommée en mai 2017 au sein du gouvernement d'Edouard Philippe.

En février 2020, au tout début de l'épidémie de coronavirus, elle quitte son poste pour remplacer au pied levé Benjamin Griveaux, candidat de la majorité à la mairie de Paris, qui s'était retiré après la diffusion, revendiquée par Piotr Pavlenski, de vidéos à caractère sexuel.

A l'issue d'une campagne particulièrement difficile, l'ancienne ministre, qui confiait dans l'entre deux tours des municipales avoir quitté son ministère «en pleurant», arrive troisième au second tour et doit se contenter d'un mandat de conseillère municipale dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Plus encore que son score décevant, ce sont des confidences publiées par Le Monde au sur-lendemain du 1er tour qui ont signé sa disgrâce. Elle disait avoir voulu «mettre fin à cette mascarade» des élections avant leur tenue en raison de l'épidémie qui s'annonçait, expression qu'elle a ensuite regrettée.

En retrait depuis son échec électoral, celle qui a remis pendant plusieurs semaines sa blouse de médecin à l'hôpital Percy à Clamart ne s'est exprimée publiquement qu'à trois reprises : dans les colonnes du Figaro en mai pour dénoncer «un emballement médiatique d'une violence inouïe, des propos complotistes, antisémites, sur les réseaux sociaux». Puis en juin et en septembre devant l'Assemblée nationale et le Sénat pour assurer notamment avoir alerté l'Elysée et Matignon «autour du 11 janvier» et avoir «pressenti» dès le 22 janvier la potentielle gravité de l'épidémie. 

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