Des membres de l'ultragauche arrêtés après un projet d'attaque contre des policiers

- Avec AFP

Des membres de l'ultragauche arrêtés après un projet d'attaque contre des policiers© Eric Gaillard Source: Reuters
Policiers sécurisant le sommet du G20 en 2011 (image d'illustration).

Sept membres de l'ultragauche viennent d'être présentés devant un juge d'instruction ce 11 décembre. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre une action violente contre les forces de police.

Sept membres de l'ultragauche soupçonnés d'avoir voulu préparer une action violente étaient ce 11 décembre en cours de présentation à un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour «association de malfaiteurs terroriste», a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV.

Selon cette source, ils étaient neuf personnes à avoir été interpellées le 8 décembre en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine et en Dordogne, et placées en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril. Deux d'entre elles ont été relâchées sans poursuite à ce stade. Les personnes présentées à la justice sont six hommes et une femme, âgés de 30 à 36 ans, toujours selon cette source. Des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d'engins explosifs ont été retrouvés lors de perquisitions.

Ultragauche et islamistes partagent un objectif commun : la destruction de l’Etat et de la France.

L'annonce de ces arrestations, menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a aussitôt suscité des réactions politiques.

«Chaque jour les femmes et les hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure protègent la République contre ceux qui veulent la détruire. Merci une nouvelle fois pour leur action contre ces activistes violents de l'ultragauche», a twitté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

«Des terroristes d'extrême gauche voulaient s'en prendre à des policiers ! Ils s'attaquent à l'uniforme de la République qui est le dernier obstacle à leur dictature et leur soif de chaos», a écrit pour sa part sur Twitter le député LR Eric Ciotti.

«Face au laxisme du gouvernement, l'ultragauche se sent pousser des ailes et projette de s'en prendre à nos forces de l'ordre. Pour ne pas retomber dans les horreurs d’Action directe, les groupuscules gauchistes doivent être matés et dissous !», a appelé de son côté Bruno Bilde, député et influent conseiller de la présidente du RN Marine Le Pen.

Jordan Bardella, député européen RN, a lui aussi réagi sur Twitter : «Ultragauche et islamistes partagent un objectif commun : la destruction de l’Etat et de la France.»

Une source proche du dossier a toutefois précisé à l'AFP que l'état actuel des investigations ne permettait pas de confirmer l'intention des personnes mises en causes de s'en prendre à des policiers.

Le précédent de l'affaire de Tarnac

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l'ultragauche remonte à l'affaire de Tarnac en 2008, pour des soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d'un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès.

Fin 2017, la revendication par des groupes d'ultragauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avaient suscité des déclarations inquiètes de l'exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes au sein de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultragauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).

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