Un policier condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir gazé un Gilet jaune handicapé

- Avec AFP

Un policier condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir gazé un Gilet jaune handicapé© Charles PLATIAU Source: Reuters
Un homme en fauteuil roulant navigue dans les gaz lacrymogènes lancés par la police lors d'une manifestation marquant le premier anniversaire des Gilets jaunes, le 16 novembre 2019 (image d'illustration).

Un commandant de police a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir gazé un tétraplégique en fauteuil roulant lors d'une manifestation des Gilets jaunes, le 2 mars 2019. L'Inspection générale de la police nationale avait été saisie.

Sur la base d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un commandant de police a été condamné, le 27 novembre 2020 à Toulouse, à quatre mois de prison avec sursis pour avoir gazé un tétraplégique en fauteuil lors de l'acte 16 des Gilets jaunes, le 2 mars 2019. Le manifestant, qui cherchait à récupérer un masque de protection, avait reçu à bout portant du gaz lacrymogène au visage.

Cette affaire démontre que la vidéo est essentielle dans le cadre d'un procès mettant en cause un policier

«Cette affaire démontre que la vidéo est essentielle dans le cadre d'un procès mettant en cause un policier», a réagi auprès de l'AFP l'avocate de la victime, Claire Dujardin. 

Ce fonctionnaire de police, qui dirigeait la Compagnie de sécurisation et d'intervention de Toulouse, avait arraché le masque à gaz que portait pour se protéger un handicapé en fauteuil roulant. Alors que celui-ci avait rapproché son fauteuil motorisé du policier pour lui demander de lui restituer son masque, le fonctionnaire l'avait gazé à bout portant avec une bombe lacrymogène. «La vidéo a été prise par un citoyen sur son balcon et c'est grâce à sa diffusion sur les réseaux sociaux que le procureur de la République de Toulouse a saisi l'IGPN [Inspection générale de la police nationale]», a encore commenté Claire Dujardin.

Evoquant le scandale entourant l'interpellation violente par des policiers d'un producteur de musique dans un studio parisien, le 21 novembre, l'avocate a estimé que «la diffusion est aussi importante que de filmer» dans de tels dossiers, alors que la polémique autour de l'article 24 de la loi Sécurité globale – qui prévoit notamment de pénaliser la diffusion «malveillante» de l'image des policiers et gendarmes – continue à faire rage.

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