Paris : la manifestation contre la loi Sécurité globale vire à l'affrontement

Auteur: RT France

Un jour après le vote de l'article 24, objet d'une vive controverse sur la liberté d'informer, des rassemblements ont eu lieu en France contre le projet de loi Sécurité globale. La tension est montée d'un cran dans la capitale en fin de journée.

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  • Témoignage sur Twitter d'un journaliste de Le Média TV qui a été «envoyé à terre» par la police lors des tensions sur la place du Trocadéro. A la suite de cette chute, son matériel s'est cassé. 

  • Retour au calme place du Trocadéro comme a pu le constater le journaliste de RT France présent sur place.

  • Contrastant avec les tensions en cours en marge du rassemblement parisien, une atmosphère plus apaisée a été observée sur la place du Trocadéro alors que des gendarmes mobiles retiraient leur casque. «Sous les applaudissements, le symbole d'apaisement d'une soirée bien différente que celle de mardi dernier», a commenté le journaliste 
    Thibault Izoret.

  • Ainsi que le rapporte le journaliste de terrain Jonathan Moadab, l'hymne national a été entonné en début de soirée par des manifestants nassés sur la place du Trocadéro à Paris.

  • Alors que la préfecture de police de Paris a informé avoir effectué les dernières sommations pour disperser le rassemblement parisien, plusieurs interpellations ont été effectuées en début de soirée.

  • Présente pour la couverture du rassemblement parisien, notre journaliste Meriem Laribi a reçu l'ordre de la police de «circuler» alors qu'elle filmait l'interpellation d'une femme. L'officier qui s'est adressé à elle lui a expliqué qu'elle serait interpellée si elle restait sur place.

    «La jeune femme est palpée (chevilles) à l'abri des regards. Les policiers sont venus vers moi : "si vous ne circulez pas dans 30 secondes vous êtes interpellée, ce sont les ordres"», relate-t-elle dans un tweet, vidéo à l'appui.

  • Alors que les tensions se sont multipliées sur la fin du rassemblement parisien, les forces de l'ordre ont effectué des interpellations. «Changement de stratégie pour les forces de l'ordre. Elles se sont regroupées et procèdent désormais à des interpellations individuelles», relate notre journaliste Nadège Abderrazak.

  • Retrouvez notre édition spéciale consacrée à la mobilisation nationale du jour contre la loi Sécurité globale.

  • Plusieurs personnes auraient été blessées lors des tensions en cours en marge du rassemblement à Paris, selon l'agence d'images Line Press.

    «Homme touché à la tête par un projectile soigné par les medics au Trocadéro», témoigne également notre journaliste Lucas Léger, image à l'appui.

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A l'appel de plusieurs organisations de défense des droits humains et de syndicats de journalistes, une manifestation se tient ce 21 novembre 2020 sur le Parvis des droits de l'Homme, place du Trocadéro à Paris, pour contester le projet de loi relatif à la «sécurité globale». D'autres rassemblements sont également prévus dans plusieurs villes du pays.

A Montpellier et à Lille, les manifestations ont démarré dès la fin de matinée. A Paris, le rassemblement débute à 14 heures.

Ces manifestations se déroulent dans un climat tendu, l'Assemblée nationale ayant voté le 20 novembre au soir la mesure la plus controversée de la proposition de loi, à savoir son article 24. Celui-ci pénalise la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre.

Face à la controverse qui n'a cessé d'enfler depuis l'annonce de ce projet de loi dénoncé comme une atteinte aux libertés – et notamment à celle d'informer –, le gouvernement a promis des garanties sur ce dernier point. Ainsi, un amendement réécrivant l'article 24, adopté par 146 voix contre 24, précise que la mesure ne peut porter «préjudice au droit d'informer» et que l'intention malveillante contre les forces de l'ordre doit être «manifeste».

«L'équilibre est réaffirmé entre la liberté d'informer et la protection des forces de l'ordre», a assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lors d'un débat houleux à l'Assemblée le 20 novembre. Pas de quoi calmer la colère des opposants qui y voient une mesure liberticide qui vient ajouter un contenu flou et suspect à un arsenal juridique déjà jugé par certains protecteur contre les menaces à l'encontre des policiers et gendarmes.

L'article 24 pénalise d'un an de prison et 45 000 euros d'amende la diffusion de «l'image du visage ou tout autre élément d'identification» des forces de l'ordre en intervention quand elle porte «atteinte» à leur «intégrité physique ou psychique».

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