Grippe aviaire : un premier cas détecté en Corse, Denormandie place la métropole en risque «élevé»

- Avec AFP

Grippe aviaire : un premier cas détecté en Corse, Denormandie place la métropole en risque «élev黩 Sebastien BOZON Source: AFP
Un vétérinaire vaccine un ibis contre la grippe aviaire au zoo de Mulhouse, le 6 novembre 2020 (image d'illustration)
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Des mesures de protection ont été activées sur l'ensemble du territoire métropolitain afin de limiter la propagation de ce virus, sans danger pour l'homme mais potentiellement dévastateur pour l'économie de la filière avicole.

Un premier cas de grippe aviaire a été détecté en France le 16 novembre 2020, en Corse. «Nous l'avons appris en ce début d’après-midi», a déclaré dans la soirée le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie lors d'un entretien télévisé pour Public Sénat-LCP-Le Figaro.

Le cas en question a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, en Haute-Corse, «suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues», a fait savoir en parallèle son ministère dans un communiqué. Cette détection a donné lieu à «l'euthanasie d'un élevage d'environ 200 à 300 poules» sur place, a précisé Julien Denormandie.

Par ailleurs, le ministre «a réuni l'ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et a décidé de placer l'ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque élevé à compter du 17 novembre 2020», précise le communiqué. Le passage à un risque «élevé» – qui avait déjà été décidé début novembre pour 46 départements – déclenche notamment l'instauration de mesures de protection renforcées, dont l'obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours. Les rassemblements de volailles vivantes sont aussi interdits, en particulier sur les marchés, de même que les lâchers de gibiers à plume par les chasseurs.

Des conséquences économiques majeures

Dans ce contexte, «des mesures spécifiques de surveillance et de limitation des mouvements autour du foyer de Haute-Corse ont été mises en place immédiatement pour éviter toute propagation. Des mesures conservatoires sont également prises chez les fournisseurs et acheteurs liés au foyer corse», est-il stipulé dans le communiqué. Julien Denormandie a par ailleurs appelé les éleveurs à «surveiller [leurs] volailles».

Le ministre n'a pas exclu que d'autres cas puissent être détectés en France, ce virus se propageant par le truchement des oiseaux migrateurs. «Notre objectif est de limiter cette propagation, elle est évitable dès lors que l'ensemble de ces mesures sont prises», a-t-il affirmé. Julien Denormandie a précisé que les services français se sont préparés ces derniers mois à la détection sur le sol national d'un cas de grippe aviaire. 

La maladie est déjà apparue dans d'autres pays tels que la Russie, le Kazakhstan, les Pays-Bas, l'Irlande ou la Grande Bretagne. Ces derniers jours, des cas ont aussi été détectés au Danemark, où 25 000 volailles ont été abattues, ainsi qu'en Belgique. «La consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’Homme», assure toutefois le ministère.

Le retour de ce virus sur le territoire national aurait essentiellement des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l’exportation. Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d'euros aux producteurs.

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