Paris : des lycéens manifestent contre l'ouverture des établissements en période de confinement

Paris : des lycéens manifestent contre l'ouverture des établissements en période de confinement© RT France/Charles Baudry
Vidéo
Cliché pris devant le lycée Colbert le 3 novembre 2020 à Paris.

Des dizaines de lycéens se sont réunis devant le lycée Colbert à Paris pour demander la fermeture de leur établissement en l'absence de protocole sanitaire renforcé. Un rassemblement qui a donné lieu à des affrontements avec la police.

De violentes confrontations se déroulent depuis le matin du 3 novembre 2020 devant le lycée Colbert du Xe arrondissement de la capitale. Des dizaines d’étudiants protestent contre la gestion de la pandémie. Les lycéens demandent «la fermeture des établissements tant qu’un véritable protocole sanitaire ne sera pas mis en place», rapporte le journaliste de RT France Charles Baudry présent sur place.

Lors de ce rassemblement, un journaliste a été gazé alors qu’il filmait les lycéens venus protester. Sur la vidéo mise en ligne par une journaliste de Sputnik, on peut entendre la personne qui filme parler aux policiers : «On va aller de l’autre côté.» Un membre des forces de l'ordre dit à son collègue «écrase-les, tant pis». L’une des personnes présentes demande au policier : «Pardon ? Répétez». Un policier use alors de sa bombe lacrymogène. Son collègue l'encourage : «Non, non, mais gaze-les si ça continue, allez, allez». Le journaliste Clément Lanot est visé en plein visage pendant plusieurs secondes.

Les manifestations se sont déroulées dans «une dizaine d'établissements parisiens», parmi lesquels Turgot, Sophie-Germain, Charlemagne ou encore Hélène-Boucher, a indiqué le rectorat de Paris à l'AFP, conduisant dans certains cas à l'intervention des forces de police. Vers 09H30, la situation était stabilisée, selon la même source.

La Fédération des conseils de parents d’élèves FCPE Paris 75, inquiète des risques de débordements, a publié un communiqué dans lequel elle dit estimer que le protocole sanitaire serait «inapplicable en raison du trop grand nombre d’élèves par classe dans la plupart des établissements». Elle a aussi dénoncé les conditions d'accueil des lycéens en ce jour de rentrée : «Ils sont toujours entassés dans leur classe et ont du mal à comprendre pourquoi une telle promiscuité alors qu'ils sont par ailleurs privés de leur vie sociale.»

De leur côté, des syndicats d'enseignants comme le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, ont déposé des préavis de grève. «C'est inacceptable qu'on ait fait la rentrée dans les mêmes conditions sanitaires qu'au mois de septembre, alors que le virus circulait beaucoup moins alors», dénonce Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, reprise par l'AFP.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»