Pour Marine Le Pen, le Pacte européen sur la migration mène au «suicide de l'Europe»

- Avec AFP

Pour Marine Le Pen, le Pacte européen sur la migration mène au «suicide de l'Europe»© Ludovic MARIN Source: AFP
Marine Le Pen à Paris, le 22 septembre 2020 (image d'illustration).
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Marine Le Pen a tenu une conférence de presse contre le Pacte européen sur la migration qui, selon elle, s'apparenterait à un «plan organisé de submersion». Une campagne est lancée au niveau européen avec «SaveEurope» pour mot d'ordre.

Au cours d'une conférence de presse tenue le 9 octobre 2020, la présidente du Rassemblement national (RN) a attaqué avec virulence le pacte que la Commission européenne a présenté aux Etats membres de l'Union européenne (UE) fin septembre. Ce pacte vise à mieux contrôler et réguler la migration et l'asile sur le continent.

«C'est un plan organisé de submersion de l'Europe et des nations qui la composent», un «véritable pacte avec le diable» qui mènera au «suicide de l'Europe», a-t-elle déclaré en introduction de son intervention.

L'immigration concernée par le pacte est une immigration de peuplement qui ne repartira pas [et] va compromettre l'équilibre économique, social et culturel de nos pays

«L'immigration concernée par le pacte est une immigration de peuplement qui ne repartira pas [et] va compromettre l'équilibre économique, social et culturel de nos pays», a dénoncé ensuite la présidente du RN.

Elle a ajouté que le pacte «provoquera la ruine de nos systèmes sociaux, l'aggravation du chômage, de la crise des logements, une augmentation de la délinquance et des conflits communautaristes, l'avancée de l'islamisme et des risques terroristes [ainsi que] la remise en cause de nos valeurs de civilisation».

«A l'heure où le président de la République et le gouvernement [français] s'emparent à juste raison du sujet du séparatisme, on ne peut pas comprendre qu'il s'apprête à aggraver la fracture identitaire qui met en jeu la concorde civile», a ajouté la candidate défaite aux dernières élections présidentielles. 

Pour Marine Le Pen, «60 à 70 millions de migrants pourraient s'installer en Europe en quelques années». Le Pacte européen sur la migration vise, selon elle, à «encourager l'immigration», «dissuader les expulsions […] installer cette immigration» et va «soumettre les peuples et leurs gouvernements à la dictature de la commission européenne».

L'UE s'apprête à ouvrir grandes les portes de la maison Europe sur le Tiers-monde

L'UE a «confié les clés de la porte moyen-orientale à la Turquie qui, désormais, nous fait du chantage à la submersion. Aujourd'hui, elle s'apprête à ouvrir grandes les portes de la maison Europe sur le Tiers-monde. Reprenons les clés de l'Europe et de la maison France !», a-t-elle tempêté en conclusion de son discours.

Pour cette campagne, Marine Le Pen entend «mobiliser tous les élus locaux et nationaux, quelle que soit leur étiquette» contre ce pacte. Au niveau européen, le RN va faire campagne avec ses alliés au sein du mouvement européen Identité et démocratie sur le mot d'ordre «SaveEurope», affiché derrière elle lors de son discours. Ces partis lanceront une pétition dont l'objectif est de réunir un million de signatures contre le pacte.

Paris soutient le Pacte

Dans un communiqué commun, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa et le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune avaient pour leur part salué le pacte migratoire présenté le 23 septembre par Bruxelles. Un pacte qui, selon eux, cherche à établir un compromis entre «contrôle» et «solidarité».

Ce pacte doit modifier en profondeur les règles du système de Dublin qui régit les demandes d'asiles dans l'UE. La Commission européenne propose un système de contributions flexibles de la part des Etats membres. Ces contributions peuvent aller de la relocalisation de demandeurs d'asile depuis le pays de première entrée à la prise en charge du retour des personnes qui ne jouissent pas d'un droit de séjour, en passant par diverses formes de soutien opérationnel.

Selon le pacte, si un pays est soumis à une «pression» migratoire et estime ne pas pouvoir assumer la prise en charge des migrants, il peut demander l’activation d’un «mécanisme de solidarité obligatoire», qui doit être décidée par la Commission. L’exécutif européen évalue alors le nombre de migrants à prendre en charge. Tous les Etats sont mis à contribution en fonction de leur poids économique et de leur population. Mais ils ont le choix entre accueillir les demandeurs d’asile, «parrainer» le renvoi dans son pays d’un migrant n’ayant pas le droit de rester dans l’UE, ou aider à la construction de centres d’accueil notamment.

Le pacte établit aussi une procédure de «filtrage» des migrants arrivant aux frontières extérieures de l'UE. Outre leur enregistrement et la prise des empreintes digitales, des contrôles approfondis (sécurité, santé, identité) seront mis en place afin de distinguer plus rapidement les migrants qui ont le moins de chance d'obtenir l'asile.

En parallèle, l'exécutif européen entend intensifier sa coopération avec les pays tiers afin de développer des voies de migration «légales». La Commission veut notamment achever la réforme de la blue card européenne pour attirer des travailleurs hautement qualifiés. Elle souhaite également augmenter les «réinstallations» des réfugiés depuis leur pays d'asile vers un Etat européen.

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