Instagram suspend brièvement les comptes de deux journalistes de Charlie Hebdo et plaide l'«erreur»

Instagram suspend brièvement les comptes de deux journalistes de Charlie Hebdo et plaide l'«erreur»© Denis Charlet Source: AFP
L'application mobile Instagram appartenant à Facebook (image d'illustration).

Après la publication des images de la une d'un numéro de Charlie Hebdo republiant les caricatures de Mahomet sur le réseau social Instagram, deux membres de la rédaction de l'hebdomadaire ont vu leur compte désactivé. Instagram plaide l'«erreur».

La dessinatrice Corine Rey – dite Coco – et la journaliste Laure Daussy ont vu leurs comptes momentanément désactivés sur Instagram, le 6 septembre au matin, après la publication de la une de Charlie Hebdo «tout ça pour ça», dans laquelle des caricatures de Mahomet ont été republiées à la veille du procès des attentats qui ont décimé en 2015 la rédaction du journal satirique. Les deux membres de la rédaction du journal ont partagé sur Twitter les captures d'écran de la désactivation de leur compte. Laure Daussy a estimé qu'il s'agissait d'un probable «signalement de masse» et d'une «nouvelle forme de censure».

«Tout simplement scandaleux», s'est insurgée la dessinatrice Coco.

Instagram évoque une «erreur»

Peu après l'incident, Instagram a évoqué une «erreur» et rejeté tout lien avec la publication des caricatures. «Ces comptes ont été supprimés par erreur. Nous les avons rétablis dès que cela a été porté à notre connaissance et nous sommes désolés de la confusion et de la détresse que cela a pu causer», a fait savoir un porte-parole du réseau social dans des propos rapportés par l'AFP.

Les deux comptes ont depuis été rétablis. Laure Daussy s'est réjouie de la décision et a republié la une de Charlie Hebdo. «Ravie d'être de retour ici ! Mon compte avait été désactivé par les robots d'Instagram, suite à une campagne de signalements en masse de la part de ceux qui voulaient censurer». La journaliste a néanmoins dénoncé «le problème de ces campagnes de signalement, dès qu’un contenu est considéré comme "offensant", qui peuvent mener à ce type de censures absurdes et automatiques».

Interrogée à ce sujet sur Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a rappelé «de manière forte le droit à la caricature comme l'a fait Emmanuel Macron». «Le droit au blasphème est un droit dans la République française laïque : nous devons nous battre pour qu'il soit respecté», a-t-elle martelé.

Le 1er septembre, Charlie Hebdo a republié les caricatures de Mahomet – qui en avaient fait une cible des djihadistes – à la veille de l'ouverture du procès de l'attentat islamiste de janvier 2015 à Paris. Une publication qui a rencontré de nombreux soutiens chez les journalistes et politiques.

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