Colombes : des policiers manifestent devant l’Hôtel de Ville contre les propos du maire

Colombes : des policiers manifestent devant l’Hôtel de Ville contre les propos du maire© Charles Baudry
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Policiers devant la mairie de Colombes le 27 juillet.

Des policiers se sont rassemblés devant la mairie de Colombes pour protester contre les propos du maire EELV Patrick Chaimovitch, qui a comparé lors d'une prise de parole l'institution aux policiers du régime de Vichy. Ce dernier s'est depuis excusé.

Plusieurs dizaines de policiers en colère se sont réunis devant la mairie de Colombes, dont le nouveau maire EELV a récemment soulevé un tollé pour avoir comparé plus tôt dans le mois l'institution à la police de Vichy, responsable de la rafle du Vel d'Hiv (en 1942). L'édile s'était par la suite excusé dans un communiqué

«Soutien à la police !», ont scandé les manifestants en brandissant des drapeaux des syndicats Alliance et Unité SGP Police, a-t-on pu voir sur les images d'un reporter de RT France sur place. 

«On est venus aujourd'hui manifester au pied de sa mairie pour lui faire part de notre mécontentement et pour lui expliquer qu'à chaque dérapage médiatique de sa part, on sera là», a expliqué Grégory Goupil, le secrétaire national IDF adjoint d'Alliance police au journaliste de RT France. 

Les excuses du maire par communiqué n'ont pas non plus convaincu le syndicaliste : «Il est obligé de le faire, le ministre de l'Intérieur s'est saisi de cette affaire et a été également touché parce que c'est le premier flic de France», a-t-il déclaré. 

«Qu'il sorte aujourd'hui face aux policiers et qu'il explique face caméra qu'il est désolé», a-t-il ajouté. 

D'après le journaliste de RT France sur place, des élus municipaux sont venus proposer aux policiers présents de les rencontrer, ce que ces derniers ont refusé, prétextant vouloir rencontrer Patrick Chaimovitch (absent ce soir) en personne. 

«On prend acte aujourd'hui que les policiers refusent le dialogue que nous avons essayé d'instaurer, nous le déplorons», a déclaré Valentin Narbonnais, maire adjoint de la ville venu à la rencontre des manifestants pour «clarifier les propos qui avaient été tenus», destinés selon lui à dénoncer la «politique migratoire menée par le gouvernement».

Le syndicat Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix, avait lancé l'appel au rassemblement plus tôt. «Collègues, élus, venez exprimer votre mécontentement en réponse aux propos inadmissibles de l'élu de Colombes», avait twitté le syndicat. 

«Les policiers français, les gendarmes français qui ont obéi aux ordres de leurs supérieurs en mettant en œuvre la rafle du Vel d'Hiv et d'autres rafles après et ailleurs sont les ancêtres de ceux qui aujourd'hui avec le même zèle traquent les migrants, les sans-papiers», avait notamment estimé l'édile le 19 juillet, selon une vidéo tournée lors d'une commémoration de la rafle du Vel d'Hiv qui circule sur les réseaux sociaux.

Les 16 et 17 juillet 1942, quelque 13 000 juifs avaient été arrêtés à leur domicile par des policiers et gendarmes français avant d'être rassemblés au Vélodrome d'Hiver pour être ensuite envoyés en camp de concentration, d'où beaucoup ne sont jamais revenus.

«Si les propos scandaleux et insupportables envers la police et la gendarmerie de la République sont confirmés, je déposerai plainte envers le maire de Colombes qui a comparé les forces de l’ordre à la police de Vichy», avait posté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter dans la foulée. 

Il n'y a pour moi aucune comparaison possible entre police et gendarmerie d'un Etat démocratique d'une part, et police et gendarmerie de l'État pétainiste d'autre part

«Il n'y a pour moi aucune comparaison possible entre police et gendarmerie d'un Etat démocratique d'une part, et police et gendarmerie de l'État pétainiste d'autre part», avait assuré l'édile dans son communiqué d'explications, réfutant tout parallèle entre «le sort des migrants» et celui «des Juifs promis à l'extermination».

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