Visite de Macron dans une école : les internautes relèvent des entorses aux gestes barrières

Visite de Macron dans une école : les internautes relèvent des entorses aux gestes barrières© Ian LANGSDON / POOL Source: AFP
Emmanuel Macron à Poissy (Yvelines), le 5 mai.

Les internautes ont été nombreux à railler des entorses aux règles de distanciation sociale au cours de la visite du président de la République à Poissy. Un déplacement qui s'inscrivait en amont de la réouverture des écoles.

Ce 5 mai la visite se voulait rassurante, mais elle a eu aux yeux des détracteurs d'Emmanuel Macron le contraire de l'effet escompté. Alors que le président de la République, accompagné du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer et du maire de Poissy (Yvelines) Karl Olive, allaient à la rencontre d'une classe d'enfants de personnels indispensables, les responsables publics ont commis plusieurs entorses aux gestes barrières et aux règles habituelles de distanciation sociale, selon de nombreux internautes observateurs.

«Si même dans un environnement hyper contrôlé pour la visite du [président de la République], on peut constater quatre entorses au protocole sanitaire, qui peut honnêtement affirmer que tout se passera bien», a interrogé un compte Twitter se revendiquant du mouvement d’enseignants en colère des Stylos rouges

De fait, le président a notamment ôté son masque quelques secondes pour afficher un large sourire aux enfants.

Il a par ailleurs semble-t-il porté la main à son masque, ce qui est déconseillé. «L'une des règles essentielles est de ne plus toucher le masque une fois que vous l'avez positionné sur votre visage», écrit par exemple France Info.

Plusieurs internautes ont également jugé que le masque du président et de son ministre de l'Education étaient mal ajustés au niveau du nez. Selon France Info, il convient de déplier le masque «de façon à ce qu'il recouvre bien le nez et le menton».

Par ailleurs, sur les images de cette visite diffusées en direct sur BFM TV, on a pu voir un élève quitter son pupitre pour toucher un de ses camarades, un geste anodin en temps normal, mais contraire à la règle de distanciation sociale d'un mètre minimum entre chaque individu («Pour tenir la maladie à distance, restez à plus d’un mètre de distance les uns des autres», indique le site du gouvernement)

La règle semble avoir été aussi enfreinte par l'édile de Poissy Karl Olive, qui s'est approché du chef d'Etat pour lui parler et s'est appuyé sur le bureau d'un élève. Le maire, dans la journée, s'est réjoui sur Twitter de cette «matinée qui a permis à chacun de réaliser que la réouverture des écoles peut être possible».

Un cadre sanitaire très strict doit encadrer la réouverture des écoles à partir du 11 mai, notamment le lavage des mains à répétition, des bureaux espacés d'au moins un mètre et le port du masque obligatoire ou conseillé, selon les circonstances. 

«L'opération de communication d'[Emmanuel Macron] dans une école à [Poissy] aura au moins prouvé une chose : rouvrir les écoles dès le 11 mai est une décision irresponsable ! Reportons la réouverture des écoles en septembre pour garantir une rentrée en toute sûreté», a pour sa part estimé le député non inscrit et leader du parti Debout la France, Nicolas Dupont-Aigan. 

Une réouverture des écoles progressive à partir du 11 mai

La rentrée est prévue sur la base du volontariat à partir du 11 mai «dans la majorité des écoles», a assuré ce week-end le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, avec un maximum de 15 enfants par classe.

En réalité, rappelle l'AFP, ce sont les professeurs qui feront leur pré-rentrée ce jour-là. Les élèves, eux, ne reprendront le chemin de l'école que le lendemain, voire quelques jours plus tard, pour donner le temps aux établissements de s'organiser. 

Car cette reprise, qui suscite de nombreuses critiques et qui ne se fera que de façon très «progressive», est encadrée par un protocole sanitaire extrêmement strict. Celui-ci «conditionne l'ouverture de chaque école et de chaque établissement», souligne une circulaire officielle publiée le 4 mai. 

A Paris, par exemple, les écoles feront rentrer en priorité les enfants de certaines professions, en situation de fragilité ou dans des classes charnières comme le CP et le CM2.

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