Toulouse : interpellation musclée d'un évadé d'hôpital psychiatrique menaçant

Toulouse : interpellation musclée d'un évadé d'hôpital psychiatrique menaçant© BENOIT TESSIER Source: Reuters
La police nationale a-t-elle été trop brutale lors d'une interpellation à Toulouse ? (image d'illustration).

Une vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit des policiers immobiliser un individu sur un trottoir de Toulouse. L'un d'eux utilisant une muselière pour le frapper. Selon La Dépêche, les policiers jugeaient l'homme dangereux.

La Dépêche a révélé les causes d'une interpellation musclée à Toulouse au cours de la nuit du 24 au 25 avril. Dans une vidéo de source anonyme qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, un homme est visiblement maîtrisé de manière brutale par des policiers, recevant de surcroît des coups de muselière. 

Le quotidien régional précise que «cette scène surréaliste a été filmée par un habitant d'un immeuble de la rue Romilly, dans le quartier Purpan vers 3h du matin». D'après le récit de La Dépêche, l'interpellé se serait évadé quelques heures plus tôt du service psychiatrique de l'hôpital Purpan. Lorsque les policiers sont appelés en renfort, «les premiers renseignements [...] présentent cet individu comme étant instable sur le plan psychologique [et] pourrait en outre être en possession d'une grenade et d'une arme de poing». Les forces de l'ordre retrouvent l'individu dans une rue à proximité.

Interviewé par le journal, le secrétaire régional adjoint d'Occitanie du syndicat Alliance Police National, David Leyraud, explique que ses «collègues ont voulu le contrôler en étant très prudents, vu les renseignements que nous avions et sa corpulence, mais il a refusé». «Nous avions un doute sur le fait qu'il portait une arme et nous savions qu'il était très violent», ajoute-t-il, assurant que l'homme a ensuite «frappé un des agents avec un bâton, au niveau du visage». «Les policiers ont essayé de le maîtriser à l'aide des chiens, mais il n'a pas faibli, il a frappé l'animal», poursuit David Leyraud qui constate que «les membres de la patrouille étaient blessés, et le mis en cause également».

Egalement interrogé par La Dépêche, le Directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne, Nelson Bouard, explique qu'«il a été très difficile de lui faire mettre les mains dans le dos». «Les coups ont été portés pour l'obliger à mettre les mains dans le dos, afin que l'on puisse le menotter», complète-t-il et fait savoir que «le procureur de la République connaît parfaitement les conditions d'interpellation». Le suspect aurait été placé en garde à vue au commissariat.

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