Crise du Covid-19 : pas de consensus sur les transferts budgétaires au sein de l'UE, selon Macron

- Avec AFP

Crise du Covid-19 : pas de consensus sur les transferts budgétaires au sein de l'UE, selon Macron© Ian Langsdon/Pool via REUTERS
Emmanuel Macron lors du Sommet européen du 23 avril 2020 (image d'illustration).
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Après la tenue, par visioconférence, d'un sommet entre les 27 pays membres de l'Union européenne consacré à la crise du Covid-19, le président de la République a appelé à un vaste plan de relance, tout en expliquant que des désaccords subsistaient.

Emmanuel Macron s'est exprimé ce 23 avril à l'issue d'un sommet de l'Union européenne consacré à la gestion de la crise de coronavirus.

Auteur: RT France

Dans son discours, Emmanuel Macron a reconnu qu'il n'y avait «pas de consensus» entre les pays de l'UE sur des transferts budgétaires vers «les régions et les secteurs» les plus touchés par la crise du coronavirus, au terme d'un sommet européen en visioconférence.

Le président français a plaidé pour un vaste plan de relance comprenant «non seulement des prêts mais» aussi ces transferts financiers, estimant que «si on laisse tomber une partie de l'Europe, c'est toute l'Europe qui tombera».

Paris souhaite un plan de relance de l'ordre de 5 à 10 points de PIB (de 800 à 1 600 milliards d'euros) sur lequel, selon lui, il existe un accord de principe au sein de l'UE. Mais, sur les modalités, il souhaite l'émission de dettes avec «une garantie commune» afin de financer «des transferts budgétaires vers une région ou un secteur particulièrement touchés, avec des règles et une gouvernance très claires et acceptées par tous».

«Il n'y a pas de consensus [là-dessus] aujourd'hui. Néanmoins, c'est une réponse que nous devrons fournir et je crois que notre Europe n'a pas d'avenir si vous ne savons pas apporter cette réponse», a-t-il lancé. 

«Le marché unique profite à certains Etats ou régions qui sont les plus productifs parce qu'elles produisent des biens qu'elles peuvent vendre à d'autres régions. Si on abandonne ces régions, si on laisse tomber une partie de l'Europe, c'est toute l'Europe qui tombera», a-t-il prévenu.

«Les pays qui bloquent, ce sont toujours ceux qu'on connaît, les frugaux : l'Allemagne, les Pays-Bas. Est ce qu'ils accepteront ? Nous sommes dans la discussion», a-t-il ajouté, en estimant qu'il s'agissait d'Etats «dont la psychologie profonde et les contraintes politiques justifient des positions très dures». 

Emmanuel Macron a par ailleurs appelé à «aller plus loin, plus fort» vers la souveraineté européenne, «un concept que la France pousse depuis près de trois ans».

«Sur la souveraineté, en particulier économique, industrielle, stratégique, militaire, technologique, environnementale, les choses sont en train d'avancer fortement et, là-dessus, l'Europe est au rendez-vous de l'Histoire», selon lui.

Le chef de l'Etat a indiqué que la stratégie de déconfinement qu'il a présentée le 13 avril était «en cohérence avec les lignes communes que nous a données la Commission européenne», ce qui est selon lui «une source de confiance et de confort, car il est important que nous soyons en ligne avec nos partenaires».

Les dirigeants de l'UE ont chargé ce 23 avril la Commission européenne de présenter d'ici le 6 mai une proposition de budget pour la période 2021-2027, incluant un fonds pour relancer l'économie après la pandémie de coronavirus, selon des sources concordantes.

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