Villeneuve-la-Garenne : nouvelles violences nocturnes après un accident de moto impliquant la police

Villeneuve-la-Garenne : nouvelles violences nocturnes après un accident de moto impliquant la police© GEOFFROY VAN DER HASSELT Source: AFP
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Des membres des compagnies républicaines de sécurité en opération de rétablissement de l'ordre à Villeneuve-la-Garenne, dans la nuit du 19 au 20 avril.

Des violences sont survenues dans la nuit du 19 avril, au lendemain d'une première nuit d'échauffourées à Villeneuve-la-Garenne. La police nationale est parvenue à ramener le calme dans la nuit après avoir été la cible de tirs de feux d'artifice.

La situation était encore tendue à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 19 au 20 avril, après un accident de moto-cross impliquant la police, à l'origine de premières échauffourées la veille.

Une source policière a fait part à RT France dès 20h de tirs de «mortiers» sur des policiers nationaux dans la commune voisine de Gennevilliers.

Il s'agissait de «feux d'artifice» tirés en direction des forces de sécurité intérieure, selon l'AFP, du côté de Villeneuve-la-Garenne.

Des images captées sur place montrent effectivement une situation difficile, entre feux d'artifice et gaz lacrymogène.

Sur place, un journaliste de RT France a pu filmer quelques dégâts constatés après les violences à Villeneuve-la-Garenne.

D'après l'AFP, en pleine période de confinement liée au Covid-19, «un important dispositif policier a été déployé dans la ville» qui la veille avait été le théâtre de violences. L'agence fait savoir savoir que le calme est revenu dans la nuit vers 1h30 au matin du 20 avril, après que du mobilier urbain a été incendié.

Selon l'AFP, des incidents se sont également produits à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où des poubelles ont été incendiées. 

Selon les informations du Parisien, des médiateurs ont été déployés dans la journée du 19 avril par la commune de Villeneuve-la-Garenne et «dans l'après-midi, le calme régnait sur place»... Avant un retour aux hostilités dans la soirée donc.

Le journaliste et militant Taha Bouhafs a été interpellé dans la soirée au moment où il filmait les forces de l'ordre à Villeneuve-la-Garenne, ainsi qu'a pu le constater le journaliste de Brut Rémy Buisine qui a capté l'interpellation en vidéo.

D'autres villes concernées ?

Parmi les internautes, diverses sources politiques ou médiatiques marquées à droite ou à gauche, ont également fait état de violences dans d'autres secteurs sensibles, s'appuyant notamment sur des images diffusées sur les réseaux sociaux qui auraient été capturées lors de la nuit du 19 au 20 avril.

Le délégué national du Rassemblement national, Jean Messiha, a établi une liste des «zones de non-France qui ont flambé cette nuit» : «Gennevilliers, Villeneuve, Fontenay, Toulouse, Saint-Ouen, Aulnay, Suresnes, Villepinte, Neuilly-sur-Marne, Amiens Nord, Rueil (La Fouilleuse), Noisiel, Argenteuil», selon l'élu.

Le média indépendant en ligne L'Echo des banlieues, a également fait part dans la nuit d'émeutes «en cours» à «Gennevilliers, Villeneuve-La-Garenne, Fontenay, Toulouse, Saint-Ouen et Aulnay-sous-Bois, Suresnes, Villepinte». Puis d'ajouter en réponse de ce tweet que la situation était la même à «Neuilly-sur-Marne, Amiens Nord» , ainsi qu'à «Rueil-Malmaison (La Fouilleuse)» et «Noisiel».

L'AFP rapporte que des incidents se sont produits dans la soirée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), conduisant à l'interpellation de quatre personnes dans le quartier des «3 000». 

Le 19 avril, la préfecture de police de Paris avait produit un communiqué relatant les événements de la veille et précisant les conditions de l'accident de moto.

«Le samedi 18 avril 2020 à 21h50 [...], les policiers des Hauts-de-Seine, se trouvant à l'arrêt au feu rouge, ont remarqué, après l'avoir croisé une première fois en sens opposé, l'arrivée, par l'arrière, d'un motocycliste non casqué, circulant à vive allure, sur une moto cross non homologuée. Voulant procéder à son contrôle, l'équipage a ouvert la portière avant-droite. Le motard, manquant de renverser le chef de bord, a heurté ladite portière du véhicule de police pour finir sa course dans un poteau», fait état la préfecture, tandis que des accusations de «violence policière» voire des messages de haine anti-police se sont multipliés sur les réseaux sociaux.

Le motard blessé va porter plainte contre les forces de l'ordre

La famille du motard blessé et son avocat ont indiqué à l'AFP qu'il avait été opéré avec succès le 19 avril d'une fracture de la jambe gauche et entendait porter plainte contre les forces de l'ordre.

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête sur «l'ensemble des faits de l'accident» et sur les faits d'outrages et menaces de mort sur les policiers. 

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