Le confinement renouvelé en France pour 15 jours jusqu'au 15 avril, annonce Edouard Philippe

- Avec AFP

Le confinement renouvelé en France pour 15 jours jusqu'au 15 avril, annonce Edouard Philippe Source: AFP
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Le Premier ministre a annoncé le renouvellement du confinement pour deux semaines à compter du 31 mars, soit jusqu'au 15 avril, précisant que cette période pourrait être prolongée. Il a averti qu'une vague épidémique arrivait sur l'Île-de-France

Sans surprise, Edouard Philippe a annoncé ce 27 mars la prolongation pour deux semaines, soit jusqu'au 15 avril, du confinement en France.

Ceux qui ne respectent pas les règles de confinement sont peu nombreux et ils seront sévèrement punis

«Avec l'accord du président de la République, j'annonce aujourd'hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain, soit jusqu'au mercredi 15 avril» dans les mêmes conditions, a-t-il déclaré, à l'issue d'un Conseil des ministres. «Cette période pourra évidement être prolongée si la situation sanitaire l'exige», a-t-il précisé. «Les mêmes règles que celles actuellement en vigueur continueront à s'appliquer», a expliqué le Premier ministre. Le conseil scientifique «évalue à au moins six semaines la période totale [nécessaire] de confinement» mais «il est encore trop tôt pour le savoir avec certitude», a rapporté Edouard Philippe. Les autorités entendent en tout cas faire strictement respecter les restrictions. Plus de 225 000 procès-verbaux ont déjà été dressés en lien avec des violations du confinement pour 3,7 millions de contrôles, selon le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. 

«La vague arrive en Île-de-France»

«Au terme des dix premiers jours de confinement, il est clair que nous n'en sommes qu'au début de la vague épidémique. Elle a submergé le Grand Est depuis plusieurs jours, elle arrive en Île-de-France et dans les Hauts-de-France», a développé le chef du gouvernement. 

«Ceux qui ne respectent pas les règles de confinement sont peu nombreux et ils seront sévèrement punis, car il en va de la santé de tous et notamment des plus fragiles d'entre nous», a-t-il prévenu. «Je remercie une nouvelle fois les Français pour leur civisme, pour leur patience et pour leur solidarité. Nous en avons besoin dans ces temps difficiles», a conclu le Premier ministre, qui fera de nouveau le 28 mars «un point complet sur la situation du pays face à cette épidémie» lors d'un point presse commun avec le ministre de la Santé Olivier Véran. Lors de ce point qui se veut «transparent» sur la situation sanitaire, il sera notamment question de la pénurie de masques ou de la question controversée des tests, que la France n'a pas généralisés, faute de moyens plus que par stratégie, selon de nombreux spécialistes.

L'épidémie a déjà fait quelque 1 700 morts rien que dans les hôpitaux, dont une adolescente de 16 ans, sa plus jeune victime. Ces chiffres ne prennent pas en compte les malades décédés chez eux ou en maison de retraite. Or la situation est particulièrement cruelle dans ces établissements, où le nombre exact de décès n'est pas connu, mais se chiffre a minima en dizaines.

Pour soulager le système de santé du Grand Est, principal foyer de la maladie, un avion militaire a réalisé une nouvelle évacuation de six malades de Mulhouse vers Bordeaux, au lendemain d'un transfert inédit par TGV médicalisé de patients vers le Centre et l'Ouest du pays, moins touchés. Et 48 nouveaux malades du Grand Est vont être transférés ce week-end par trains médicalisés vers des hôpitaux de la Nouvelle-Aquitaine, selon l'Agence régionale de santé (ARS) à Bordeaux.

On pousse les murs partout pour accueillir le plus possible ces patients en réanimation

C'est maintenant l'Ile-de-France qui touche ses limites, alors que le pic épidémique n'est toujours pas atteint, comme en témoigne le dernier bilan national du 26 mars au soir, avec 548 nouveaux patients placés en réanimation en 24 heures et 2 365 nouveaux hospitalisés, pour un total de près de 14 000.

Il va falloir tenir

«On pousse les murs partout pour accueillir le plus possible ces patients en réanimation, (mais) on n'est pas encore au plateau de la courbe de l'épidémie, il va falloir trouver des solutions», a averti ce 27 mars le professeur Bruno Riou, directeur médical de crise de l'AP-HP (hôpitaux de la région parisienne). Il a souhaité que des évacuations similaires soient rapidement envisagées de la région capitale vers d'autres moins affectées afin «de retrouver de la disponibilité pour les malades» à venir, alors que les services de réanimation de Seine-Saint-Denis sont déjà pleins. Mais la situation sanitaire «ne va pas s'améliorer rapidement», avait déjà averti le Premier ministre à l'issue d'une réunion de crise du gouvernement par visioconférence. «La vague épidémique qui déferle sur la France (...) est une vague extrêmement élevée et elle soumet l'ensemble du système de soins, l'ensemble du système hospitalier, à une tension redoutable». «Il va falloir tenir», a-t-il lancé.

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