Suspendu pour soupçons de radicalisation après l'attentat de la préfecture, un policier réintégré

Suspendu pour soupçons de radicalisation après l'attentat de la préfecture, un policier réintégré© Mathieu CHAMPEAU Source: AFP
Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, donne une conférence de presse le 4 octobre 2019 après l'attaque islamiste commise par le terroriste Mickaël Harpon (image d'illustration).

Un officier de police converti à l'islam, travaillant au suivi des fugitifs, avait été le premier à être désarmé et suspendu au nom du principe de précaution après l'attaque de la préfecture de police. Selon France inter, il va être réintégré.

Selon une information de France Inter, Hervé C., le premier policier qui avait été suspendu et désarmé pour des suspicions de radicalisation islamiste au lendemain de l'attaque terroriste à la préfecture de police de Paris en octobre 2019, a été réintégré le 2 mars. Il est précisé que celui-ci compte contester sa suspension devant le Conseil d'Etat.

Après les soupçons qui avaient été transmis au sein de la préfecture de police, c'est le préfet Didier Lallement lui-même qui avait demandé la suspension et le désarmement de ce capitaine de police de 39 ans converti à l'islam. Le fonctionnaire avait notamment accès aux fichiers antiterroristes dans le cadre de son travail. Le 28 octobre 2019, la mesure à titre conservatoire avait été confirmée par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et signée par le directeur général de la Police nationale Eric Morvan.

Le Parisien précise que cette reprise du travail après quatre mois correspond au délai de suspension administrative. Une enquête menée sur le profil du fonctionnaire de police a permis d'écarter le soupçon de radicalisation, selon cette même source.

Aucun élément permettant de l'incriminer n'ayant été versé à son dossier, Hervé C. reprend donc son travail selon une mesure de réintégration automatique après avoir été suspendu pendant la période conservatoire maximale. 

En revanche, France Inter ajoute que Didier Lallement disposait de ces informations dès le mois de novembre, mais le préfet de police aurait préféré attendre les «résultats d'une autre enquête pour atteinte à la laïcité» avant de réintégrer ce fonctionnaire. La radio publique précise qu'«aucun élément allant dans ce sens n'a été ajouté à son dossier pendant ce délai». Le fonctionnaire musulman aurait été réaffecté dans une antenne en charge de la fraude fiscale, selon cette même source.

La radio de service public ajoute que l'homme a également saisi le défenseur des droits, Jacques Toubon, et l'IGPN et envisage des poursuites pénales à l'encontre des personnes qui auraient encouragé sa suspension. Son avocat, Anass Khafif, a déclaré auprès de France Inter : «Hervé C. déplore profondément que des fonctionnaires qui sont là pour servir l'intérêt des Français ne sachent pas eux-mêmes déceler ce qu'est un phénomène de radicalisation. On mêle des fonctionnaires intègres à ceux qui ont commis l'irréparable.»

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