38e jour de grève, 61e acte des Gilets jaunes : nouvelle journée de mobilisation dans la rue

Auteur: RT France

La grève nationale contre la réforme des retraites entame son 38e jour ce 11 janvier et coïncide avec le 61e samedi de mobilisation des Gilets jaunes. Des épisodes de violences ont émaillé le rassemblement.

Nouvelle grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce 11 janvier à l'appel des syndicats mobilisés à Paris et en région. Les Gilets jaunes ont ouvert le bal des défilés en fin de matinée pour le 61e samedi consécutif de leur mouvement de protestation. Ils ont rejoint, en début d'après-midi, les cortèges syndicaux, mobilisés contre la réforme des retraites.

Aux alentours de 17h, la CGT a estimé à 150 000 le nombre de manifestants dans la capitale et à 500 000 en France. Le ministère de l'Intérieur, de son côté, a évoqué 21 000 manifestants à Paris et 149 000 manifestants dans l'ensemble du pays.

Dès 11h, de premiers Gilets jaunes se sont rassemblés dans la capitale, à l'image d'Isabelle, maçon, qui explique la raison de sa présence.

Alain, patron de PME et Gilet jaune, est pour sa part venu de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour ce rassemblement à Paris. Chaque samedi, il va dans une ville différente pour manifester. Son but : informer.

Les manifestants ont ensuite occupé la place de la Nation, avant le cortège de l'après-midi à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, FSU, Solidaires et organisations de jeunesse), qui n'entend pas relâcher la pression pour obtenir le retrait du projet gouvernemental.

Parmi plusieurs villes de France, les manifestants se sont notamment rassemblés à Toulouse (Haute-Garonne). Comme l'a constaté le reporter de RT France présent sur place, ils étaient particulièrement nombreux à avoir répondu au rendez-vous.

Gaz lacrymogènes contre projectiles

A Paris, des incidents ont éclaté en début d'après-midi, lorsque la police a fait usage de gaz lacrymogènes, alors que des individus cagoulés ont lancé des projectiles contre les forces de l'ordre. Des vitrines ont également été brisées.

Auteur: RT France

Par ailleurs, un panneau publicitaire a été incendié par des individus, donnant lieu à des flammes spectaculaires.

La police a également fait usage de gaz lacrymogène à Toulouse.

La veille, le Premier ministre Edouard Philippe a promis des annonces, dès ce 11 janvier, sous forme de «propositions concrètes» par écrit qui pourraient constituer «la base d'un compromis» sur la très contestée réforme du système de retraites, après 38 jours de grève.

Entre autres mesures polémiques, le gouvernement est très attendu sur l'âge-pivot ou «âge d'équilibre», auquel s'opposent tous les syndicats, y compris la CFDT. Cet âge d'équilibre, qui doit progressivement inciter les Français à partir à 64 ans en 2027, sous peine de se voir infliger un malus, figure 39 fois dans le projet de loi transmis tard le 9 janvier aux partenaires sociaux. D'autres aspects de la réforme sont contestés, comme par exemple l'introduction d'un système par points. En outre, les opposants au projet de loi suspectent qu'il vise à terme à favoriser un système par capitalisation au bénéfice des fonds de pension, par rapport au système existant de retraites par répartition.

Le Premier ministre a réaffirmé «la détermination du gouvernement» à présenter ce projet de réforme le 24 janvier en conseil des ministres et de le soumettre à l'examen en séance publique à l'Assemblée nationale à compter du 17 février pour qu'il puisse être adopté avant l'été.

La rue, de son côté, maintient la pression. Ainsi, le 9 janvier, entre 452 000 (selon les chiffres du ministère de l'Intérieur) et un million de manifestants (selon Le Nombre Jaune, organisation proche des Gilets jaunes) ont défilé dans les rues de France lors d'une journée de mobilisation marquée par d'importantes tensions. Entre autres actions coup de poing, la CGT a appelé à maintenir le blocage des expéditions de carburants des raffineries jusqu'au 16 janvier inclus, et a notamment déposé une grève «reconductible bloquante» dans deux centres de la Banque de France, en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, qui traitent plus du quart des billets du pays.

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