Un indicateur de la DGSI mis en examen dans l'enquête sur les attentats de Trèbes et de Carcassonne

Un indicateur de la DGSI mis en examen dans l'enquête sur les attentats de Trèbes et de Carcassonne Source: AFP
La police sécurise les rues aux alentours d'un supermarché de Trèbes où le terroriste Radouane Lakdim s'était retranché avec des otages.
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Un ancien militaire et indicateur de la DGSI a été mis en examen dans l'enquête sur les attaques de Trèbes et Carcassonne. Soupçonné d'avoir fourni l'arme au terroriste, il assure au contraire avoir alerté sur la radicalisation de Radouane Lakdim.

Un huitième suspect a été mis en examen le 3 octobre 2019 pour les attentats qui ont frappé Trèbes et Carcassonne en mars 2018, selon Le Parisien dans son édition du 2 décembre 2019. Il est soupçonné d'avoir fourni au terroriste franco-marocain Radouane Lakdim l'arme qui lui a permis de commettre ses tueries, un pistolet de marque Ruby.

L'homme mis en examen était, d'après le quotidien de la capitale, un indicateur de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), le service de renseignement intérieur français. Ancien militaire converti à l'islam et âgé d'une quarantaine d'années, il jouirait, selon ses termes, d'une aura de «grand frère» dans les quartiers sensibles de l'Aude.

L'individu se défend d'avoir fourni l'arme au terroriste, et assure même avoir signalé la radicalisation de Lakdim à ses supérieurs dès 2014. Conformément au protocole des services de renseignement, l'homme devait rendre compte une fois par mois à ses agents traitants sur le comportement de Radouane Lakdim. Le terroriste était en effet «fiché S», ce qui signifie qu'il était sous la surveillance des services secrets.

L'indicateur a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et «détention et cession d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste». Fait rarissime dans des affaires de terrorisme, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire, et ce contre l’avis du parquet national antiterroriste.

Le 23 mars 2018, 4 personnes avaient perdu la vie lors des attentats de Trèbes et de Carcassonne. Le sacrifice et la mort d'Arnaud Beltrame, lieutenant-colonel de gendarmerie, avait profondément marqué l'opinion publique française.

Lire aussi : Syrie, le Parlement européen appelle les Etats membres à rapatrier les enfants de djihadistes

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