Lycéen poursuivi pour un tag «Macron démission» à Ivry-sur-Seine : un procès politique ?

Auteur: RT France

Ce 25 novembre, ils étaient une quarantaine de jeunes à soutenir Sofiane, 19 ans, poursuivi pour avoir écrit un tag «Macron démission» à l'entrée de son lycée d’Ivry-sur-Seine. Le tribunal correctionnel de Créteil a décidé d’un renvoi au 13 février.

Le tribunal correctionnel de Créteil a décidé de renvoyer au 13 février 2020 l’affaire des tags injurieux inscrits sur la devanture du lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine, à la suite de la mobilisation contre la plateforme Parcours sup, en décembre 2018. «Ça va faire presqu'un an depuis la perquisition […], donc aujourd’hui on prend ça comme un manque de respect», réagit au micro de RT France Ghais Bertout-Ourabah. Cet ancien élève du lycée Romain-Rolland a fondé avec des camarades le collectif Romain-Rolland, destiné à soutenir les lycéens accusés d’avoir écrit des tags à l’entrée de leur lycée au mois de décembre 2018. Parmi les jeunes accusés, Sofiane, 19 ans, que de nombreux camarades sont venus soutenir ce 25 novembre, dénonçant un procès politique. 

Gardes à vue et perquisitions

En décembre 2018, en pleine mobilisation contre «Parcours sup», des individus avaient inscrit un tag «Macron démission» à l’entrée du lycée Romain-Rolland. Après découverte, la proviseure du lycée en poste à cette période avait pris la décision de porter plainte. Des gardes à vue et perquisitions avaient alors eu lieu à l’encontre de plusieurs jeunes. Pour tenter d’apaiser le conflit, une réunion s’était tenue au rectorat, mais au terme de ces discussions, la proviseure avait souhaité maintenir sa plainte. De nouveau tags injurieux la visant étaient apparus le 17 décembre. De nouvelles gardes à vues avaient alors eu lieu, accentuant encore le fossé entre les élèves et leur proviseure. Le 28 février, à la suite de ces nouveaux événements, le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, avait pris la parole : «Là on vient de connaître une étape supplémentaire qui est l’arrestation à leur domicile et la perquisition des domiciles familiaux de 6 jeunes lycéens de Romain Rolland, gardés à vue 36 heures. C’est véritablement, je le dis, un marteau pour écraser une puce.»

Pour l’avocat de Sofiane, Henri Braun, les procédures mises en place posent en effet question : «Fondamentalement ce qui m’étonne c’est quand même qu’on prenne la peine de faire une perquisition, d’aller interpeller des lycéens chez eux, pour des tags. Oui j’avoue que ça m’étonne, et ça marque effectivement un degré de plus dans la répression des mouvements sociaux et ça me paraît inquiétant.»

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