La Réunion : après une attaque au couteau, une enquête pour «apologie du terrorisme» est ouverte

- Avec AFP

La Réunion : après une attaque au couteau, une enquête pour «apologie du terrorisme» est ouverte© JACQUES DEMARTHON Source: AFP
Un commissariat de police a été attaqué à La Réunion (image d'illustration).
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Une enquête pour «apologie du terrorisme» a été ouverte après une agression au couteau le 2 novembre. Elle a été menée par un jeune de 20 ans qui a crié «Allahu Akbar» dans un commissariat de Saint-Denis de La Réunion. Il n'y a pas eu de blessé.

Le 2 novembre en début d'après-midi, un jeune de 20 ans a crié «Allahu Akbar» dans un commissariat de Saint-Denis de La Réunion et a tenté d'agresser des personnes au couteau.

L'acte a entraîné l'ouverture d'une enquête pour «apologie du terrorisme». L'agression n'a pas fait de blessé, a précisé à l'AFP le procureur de Saint-Denis, Eric Tufféry, qui a également retenu le chef de «violences volontaires». Le suspect a été placé en garde à vue. 

Le jeune homme a donc sonné vers 14h au portillon donnant accès au commissariat, et s'est fait ouvrir la porte par un policier en faction. Il est alors entré dans le bâtiment et s'est immédiatement jeté sur une jeune femme qui se trouvait dans le hall et qui, selon les premiers éléments de l'enquête, n'a aucun lien avec son agresseur. Il lui a placé un couteau sous la gorge et les policiers l'ont alors mis en joue, le sommant à plusieurs reprises de lâcher son arme.

L'individu a fini par obtempérer et a été maîtrisé par les agents. Selon le procureur, il a crié : «Allahu Akbar !» («Dieu est le plus grand !», en arabe) lorsqu'il a été plaqué au sol. Originaire de Mayotte, le jeune homme vivait à La Réunion depuis plusieurs années. Il était connu des services de police, selon une source proche du dossier, qui n'a pas fourni davantage de précisions. Ses motivations ne sont pas connues à ce stade.

L'islamisme gangrène La Réunion ?

C'est la première fois qu'une agression de ce type se produit à l'intérieur d'un commissariat de La Réunion. Le parquet national antiterroriste (PNAT), basé à Paris et compétent pour toutes les infractions liées au terrorisme, ne s'est, pour l'heure, pas saisi de ce dossier.

À La Réunion, en 2017, à Saint-Benoît, à l'est de l'île, un homme soupçonné de radicalisation islamiste avait tiré au fusil sur les policiers venus l'interpeller à son domicile. Deux fonctionnaires de police avaient été blessés.

En 2015, une filière djihadiste, la première dans les Outre-mer, avait par ailleurs été démantelée à La Réunion. Elle était dirigée par un prédicateur salafiste âgé de 21 ans, qui avait incité plusieurs jeunes de La Réunion à partir faire le djihad en Syrie.

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