Paris : une centaine de Femen protestent contre les «féminicides» au cimetière du Montparnasse

- Avec AFP

Paris : une centaine de Femen protestent contre les «féminicides» au cimetière du Montparnasse© Lucas BARIOULET Source: AFP
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Des Femen se sont regroupées à Paris le 5 octobre.

La peau et les cheveux grisés par de l'argile, des Femen ont traversé ce 5 octobre en silence le cimetière du Montparnasse, à Paris, pour dénoncer les «féminicides» et réclamer au gouvernement «une mobilisation plus forte».

Une centaine de militantes Femen ont pénétré dans le cimetière du Montparnasse à Paris le 5 octobre au matin pour y déposer des stèles, symboles des 114 «féminicides» survenus depuis le début de l'année 2019. Sur ces stèles figuraient les noms de femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon cette année : «Taïna, 20 ans, 3e féminicide, Michèle, 72 ans, 10e féminicide, Fabienne, 51 ans, 36e féminicide, Marie-Alice, 53 ans, 51e féminicide, Audrey, 37 ans, 66e féminicide, Denise, 58 ans, 92e féminicide, Clothilde, 35 ans, 96e féminicide, Salomé, 21 ans, 100e féminicide».

«Pas une de plus», «Plus écoutées mortes que vivantes», avaient crié les manifestantes dans les rues voisines, avant d'entrer calmement dans le cimetière. Défilant sous la pluie, les Femen avaient inscrit en lettres blanches sur leur buste dénudé «Je ne voulais pas mourir», «Je l'ai quitté, il m'a tuée» ou «On me prendra au sérieux quand je serai morte».

Avec cette «marche symbolique», visant à représenter «les 114 femmes victimes de féminicides» recensées par un collectif militant depuis le début de l'année, les Femen ont souhaité interpeller le «pouvoir en place», a expliqué l'une d'entre elles dans une déclaration. Elles dénoncent ainsi l’inaction supposée du gouvernement face à ces meurtres. «Nous rappelons que la plupart» de ces femmes, «avant d'être assassinées, avaient été victimes de violences intrafamiliales et avaient alerté la société civile, la police, la justice, des menaces qui pesaient sur elles», a-t-elle ajouté, émue.

«Un mois après le début du Grenelle» contre les violences conjugales, lancé le 3 septembre, «la mobilisation ne doit pas faiblir. Les féminicides ne sont pas une fatalité, mais bien un fléau que l'on peut endiguer», a-t-elle encore martelé.

Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen, a déclaré à des journalistes que «le plus important aujourd'hui, [était] de commencer à entendre les femmes».

En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, selon le ministère de l'Intérieur. 

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