La saleté à Paris, «un problème d'éducation» : Hidalgo appelle les citadins à se prendre «en charge»

La saleté à Paris, «un problème d'éducation» : Hidalgo appelle les citadins à se prendre «en charge»© Zakaria ABDELKAFI Source: AFP
Anne Hidalgo, maire de Paris (image d'illustration).

A l'approche des municipales de 2020, lors desquelles elle devrait briguer un nouveau mandat, la maire sortante PS Anne Hidalgo s'est exprimée concernant l'une des préoccupations majeures des Parisiens : la saleté dans la capitale.

«Il faut que chaque citoyen se prenne en charge et prenne soin de sa ville, On ne va pas mettre un éboueur derrière chaque Parisien [...] C'est un problème d'éducation», a déclaré, ce 23 septembre, à l'antenne de France Inter la maire de Paris, Anne Hidalgo. «Je pense qu'il faut tout reprendre à la base, l'éducation au respect, le respect de l'autre, le respect de son environnement, le respect de l'endroit où l'on vit», a poursuivi l'édile, au lendemain de la publication d'un article du quotidien britannique The Guardian décrivant la Ville lumière comme «l'un des plus sales d'Europe».

Fait notable, en amont des élections municipales de mars 2020, lors desquelles Anne Hidalgo devrait briguer un nouveau mandat, un sondage Ifop, cité par l'AFP, souligne que la propreté arriverait au premier rang (69%) des motivations des Parisiens pour faire leur choix lors du scrutin.

La thématique se révèle d'autant plus cruciale pour Anne Hidalgo, que son bilan en la matière reste très critiqué par ses opposants.

En témoigne par exemple la tribune incendiaire, publiée en mars 2019 par le magazine Marianne, de Pierre Liscia, ex-conseiller non-inscrit du XVIIIe arrondissement de Paris. «La saleté de notre capitale est déplorable. Pour ses habitants, c’est une honte internationale. [...] Le constat est unanime. La seule qui a encore besoin de s’en convaincre est la maire de Paris elle-même, puisqu’elle a dépensé 224 580 euros d’argent public pour se voir remettre en janvier 2018 un rapport de quatorze pages», fulminait alors l'élu du XVIIIe.

De fait, Pierre Liscia faisait ici référence à une révélation du mois de janvier du Canard enchaîné, selon laquelle un document commandé par la mairie dans le but de recueillir l'avis des Parisiens sur l'état de propreté de la ville, avait coûté 224 580 euros. «Nous avions besoin d'avoir l'avis des citoyens, ainsi que des pistes d'amélioration [...] C'est le prix pour trois mois de travail», avait, de son côté, plaidé Mao Peninou, adjoint d'Hidalgo.

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