La justice ordonne l'expulsion d'un millier de migrants à Grande-Synthe (REPORTAGE)

La justice ordonne l'expulsion d'un millier de migrants à Grande-Synthe (REPORTAGE)
Sur le camp de Grande-Synthe (image RT France).

Sur demande de la mairie, le tribunal administratif de Lille a ordonné l'expulsion de migrants, principalement irakiens, des alentours d'un gymnase de Grande-Synthe dans le Nord. Lucas Léger s'est rendu sur place pour RT France.

Le tribunal administratif de Lille a ordonné le 4 septembre l'expulsion d'un millier de migrants, en majorité irakiens, vivant dans et autour un gymnase de Grande-Synthe (Nord), conformément à la requête de la mairie, qui avait rouvert cette structure en décembre 2018. Dans sa décision, le juge des référés a estimé que le campement générait des «problèmes de salubrité» du fait de «l'insuffisance» des installations sanitaires au regard de la population du campement, et de «l'accumulation de déchets ménagers».

Au début de l'été, la préfecture du Nord avait installé, sur injonction du Conseil d’Etat, des points d'eau, douches et sanitaires à proximité de ce gymnase. Lucas Léger, reporter pour RT France, s'est rendu sur place et a donné la parole aux riverains ainsi qu'au maire socialiste de la ville, Martial Beyaert.

Des «violences constatées au sein du campement»

La justice avait également estimé que le campement était à l’origine de «graves problèmes de sécurité publique», eu égard aux «rixes» et aux «violences constatées» en son sein, à la «présence active» de passeurs et au risque d’incendie généré par les feux «fréquemment allumés sur le campement». Dans ces conditions, le tribunal a ordonné aux occupants de «libérer sans délai» le gymnase et le domaine public alentour.

Quelque 170 personnes vivaient au début du mois d'août 2019 à l'intérieur du gymnase et 800 personnes dans environ 550 tentes aux abords, selon le constat d’huissier produit par la commune. La mairie – dirigée par le socialiste Martial Beyaert depuis que Damien Carême (EELV) est devenu député européen – avait saisi en référé le tribunal. 

La ville de Grande-Synthe avait rouvert ce gymnase en décembre 2018 pour héberger des migrants, en majorité des Kurdes irakiens, comme elle l'avait fait l'hiver précédent. Il devait initialement rester ouvert jusqu'à l'arrivée du printemps.

Lire aussi : Nouvelle opération d'évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe (IMAGES)

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