«Touché mais pas coulé» : révoqué, le maire d'Hesdin publie une photo de lui... aux Bahamas

«Touché mais pas coulé» : révoqué, le maire d'Hesdin publie une photo de lui... aux Bahamas© © Capture d'écran Facebook @Stéphane Sieczkowski-Samier
Le maire d'Hesdin Stéphane Sieczkowski-Samier, aux Bahamas.

Alors que le Conseil des ministres vient de prononcer sa révocation, le maire d'Hesdin, visé par plusieurs enquêtes et que les gendarmes ont du mal à localiser, a publié une photo de lui sur Facebook sous le soleil des Bahamas.

Stéphane Sieczkowski-Samier, le maire divers droite d'Hesdin, dans le Pas-de-Calais, n'est visiblement pas abattu. Révoqué de son mandat par le Conseil des Ministres le 21 août, sa réplique ne s'est pas faite attendre, et a de quoi surprendre.

Sur son compte Facebook, l'édile a publié une photo de lui sur une plage des Bahamas selon la géolocalisation du cliché, accompagnée de ces quelques mots qui en disent long sur son état d'esprit : «Touché mais pas coulé. A très vite.»

Depuis le 22 août, l'homme est recherché par les gendarmes qui veulent lui remettre une convocation en mains propres. Mais Stéphane Sieczkowski-Samier restait introuvable bien que ses avocats aient assuré, auprès de France 3, qu'«il [n'était] pas en cavale». Selon plusieurs conseillers municipaux et son avocat cités par le média, cette photo ne daterait d'ailleurs pas d'aujourd'hui et serait une façon pour l'élu de montrer qu'il n'est pas destabilisé par une décision qu'il entend contester devant le Conseil d'Etat.

Le Conseil des ministres a prononcé sa révocation sur proposition du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Une décision intervienue «en raison des manquements graves et réitérés aux devoirs qui lui incombaient en tant que maire et ordonnateur de la commune», a précisé dans un communiqué la préfecture du Pas-de-Calais, qui avait lancé cette procédure de révocation. 

Celle-ci était liée aux déboires judiciaires du maire élu en 2014 à l'âge de 22 ans, actuellement visé par plusieurs enquêtes, notamment pour acquisition d'armes de troisième catégorie, prise illégale d'intérêt, complicité de faux et usage de faux en écriture publique et détournement de fonds publics. 

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