Le projet de loi controversé sur la restauration de Notre-Dame définitivement adopté au Parlement

- Avec AFP

Le projet de loi controversé sur la restauration de Notre-Dame définitivement adopté au Parlement© Philippe Wojazer Source: Reuters
Notre-Dame de Paris, trois mois après l'incendie, le 14 juillet 2019.

Trois mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame, le Parlement a donné son feu vert définitif au projet de loi chargé d'encadrer sa restauration, un texte qui n'a pas fait consensus malgré l'émotion unanime des parlementaires.

Le Parlement a définitivement adopté ce 16 juillet le projet de loi pour la cathédrale Notre-Dame, qui doit répondre à l'ambition fixée par le président Emmanuel Macron de restaurer l'édifice dans le délai controversé de cinq ans.

Le texte approuvé par 91 voix, avec huit votes contre et 33 abstentions, entend organiser et contrôler la collecte et l'utilisation des dons qui ont afflué, et coordonner les travaux délicats à mener sur ce joyau du patrimoine mondial.

Chef-d’œuvre de l'art gothique, la cathédrale de Paris a été ravagée le 15 avril dernier par un incendie qui a détruit sa charpente et sa flèche.

«Le plus dur est devant nous. Il faudra consolider encore et toujours la cathédrale puis la restaurer», a lancé le ministre de la Culture Franck Riester, appelant les députés à soutenir le texte «pour permettre demain à Notre-Dame de retrouver sa splendeur». 

L'opposition mal à l'aise

Mais si l'ensemble de l'opposition a réaffirmé son attachement à ce monument national presque millénaire, elle a de nouveau dénoncé le recours à une «loi d'exception inutile», menée dans la «précipitation» et instaurant des «dérogations inadmissibles» aux règles du patrimoine.

«Vouloir imposer d'en haut un délai de cinq ans n'a aucun sens», a ainsi dénoncé Brigitte Kuster (Les Républicains), appelant à restituer la cathédrale «dans son dernier état visuel connu». «C'est une œuvre d'art qu'il faut considérer comme achevée», a-t-elle dit.

«Tout ce projet de loi part de l'inconséquence des propos du président Macron» sur l'objectif de cinq ans, a estimé Marie-George Buffet (PCF).

«Il faut accepter que le temps de la reconstruction ne soit pas celui du politique ou de l’événementiel, et rien ne justifie que l'Etat s'autorise ce qu'il interdit dans le droit commun», a dénoncé la socialiste Michèle Victory.

A gauche encore, l'insoumise Clémentine Autain, en «désaccord avec la philosophie», a regretté «un désengagement de l'Etat des affaires culturelles au profit du mécénat privé».

A partir de 1:05:15, lecture définitive du projet de loi pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris et instituant une souscription nationale à cet effet, le 16 juillet 2019 à l'Assemblée nationale.

Lire aussi : Pollution au plomb après l'incendie de Notre-Dame : y a-t-il eu une volonté d'étouffer l'affaire ?

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»