Un groupe Facebook sexiste qui publiait des photos de femmes nues fait l'objet d'une enquête

Un groupe Facebook sexiste qui publiait des photos de femmes nues fait l'objet d'une enquête© Dado Ruvic Source: Reuters
Image d'illustration.

Selon le journal 20 Minutes, un groupe Facebook intitulé Femmes indignes 6.0 résurrection, réunissant près de 56000 hommes, publiait des photos de femmes nues agrémentées de commentaires graveleux voire dégradants. La justice enquête.

56 000 hommes se partageaient des photos de femmes nues dégradantes dans un groupe Facebook nommé Femmes indignes 6.0 résurrection, selon une information de 20 Minutes publiée le 5 juillet. Certains de ces hommes qualifiaient les femmes de «LV» pour «lave-verge» ou «lave-vaisselle», de «chiennes», d'«escabeaux», de «salo...» ou de «trous». Les utilisateurs étaient uniquement des hommes et recrutés par cooptation.

Le groupe a beau avoir été privé, un collectif féministe (Le collectif féministe contre le viol) avait tout même découvert son existence et avait porté plainte le 29 mars 2018. Selon 20 Minutes, la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) a été saisie dans le cadre d’une enquête pour «injure à caractère sexiste» et «incitation publique à la violence en raison du sexe». D'après le quotidien gratuit, «l’enquête a été clôturée et est retournée au parquet qui doit maintenant l’analyser». Ce même collectif avait déjà déposé une première plainte en novembre 2017 mais celle-ci fut classée sans suite en février 2018.

20 Minutes assure avoir pu consulter de nombreuses pages du groupe Facebook, et fait savoir qu'on pouvait «voir des photographies, généralement prises de dos, pendant un acte sexuel». «Sous ces images, certains membres rivalisaient de commentaires violents», ajoute le quotidien. Les photos auraient été généralement «volées» et pouvaient laisser penser que certaines mettaient en scène des mineures.

20 Minutes a pu interroger une responsable Facebook qui a révélé avoir fermé la page «après plusieurs signalements», avec pour argument suivant : «Le groupe secret ne respectait pas nos standards de la communauté en matière de nudité et de pornographie». L'un des avocats du collectif, Eric Deprez regrette néanmoins auprès du journal la persistance de ces groupes rapidement fermés et rouverts par la suite sous d'autres noms sur les réseaux sociaux.

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