Marine Le Pen : «Une vague migratoire hors de contrôle qui déferle à pleine vitesse sur la France»

Marine Le Pen© Charles Platiau Source: Reuters
Marine Le Pen

Marine Le Pen est revenue aux fondamentaux du parti d'extrême droite samedi lors de son discours de rentrée à Brachay (Haute-Marne), lors duquel elle a fustigé la «déferlante migratoire» qui s'abat selon elle sur l'Europe.

Lors de son discours, la présidente du Front National s'est longtemps attardée sur la crise migratoire, à l'occasion de sa rentrée politique devant 600 à 700 partisans réunis à Brachay, ce village de Haute-Marne d'une soixantaine d'habitants qui lui a offert son plus haut score au premier tour de la présidentielle 2012, avec 72%. 

En évoquant les migrants, Marine Le Pen a parlé d'une «vague totalement hors de contrôle» qui «déferle à pleine vitesse sur [le] pays».

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Aussi, à quelques mois des régionales, la tête de liste FN dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie n'a pas caché ses ambitions en ajoutant que «dès décembre prochain», le Front National pourra «préparer l'avenir» et «montrer la voie», pour transformer les élections régionales «en aurore du renouveau national».

Elle a ensuite poursuivi en évoquant les présidentielles de 2017 en affirmant que une fois les régionales achevées, «il restera 16 mois avant la mère de toutes les élections pour que le peuple français redevienne maître chez lui, le seul et véritable acteur de son destin».

Selon Marine Le Pen, la France manque d'«un vrai président ou d'une vraie présidente». Ainsi, elle a dénoncé les «promesses électorales puis la lâcheté sans limite une fois au pouvoir» des socialistes et des Républicains.

La présidente du parti d'extrême droite s'est ensuite attardée sur la crise agricole, évoquant des «agriculteurs asphyxiés», «une concurrence étrangère féroce», «des prix qui ne permettent plus de vivre» et «des travailleurs détachés venant de l'Est», avant de critiquer vivement la politique de sanctions envers la Russie et la hausse des impôts. 

Pendant que la présidente du FN faisant ce discours sérieux et enflammé, son père, Jean-Marie Le Pen, fraîchement expulsé du parti qu'il avait lui même créé, a ironisé sur l'antenne d'Europe 1 à propos de la situation migratoire.

«Le chatelain de Montretout», comme s'amusent parfois à l'appeler les journalistes a proposé que les migrants «soient logés en priorité chez ceux qui sont partisans de leur entrée», comme «les bobos qui ont des maisons de campagne ou des chalets en montagne», ajoutant même que ces derniers pouvaient loger les réfugiés «dans leur appartement». 

Il a également suggéré à Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen, de «suivre l'exemple» de François de Rugy et Jean-Vincent Placé et quitter le FN pour former sa propre formation politique au lieu d'«essayer de capter un parti qui a 40 ans d'âge».

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