«Ta gueule vieille s*** !» : l'employé d'un EHPAD filmé en train de frapper une femme de 98 ans

«Ta gueule vieille s*** !» : l'employé d'un EHPAD filmé en train de frapper une femme de 98 ans© Stephane de Sakutin Source: AFP
Pensionnaire d'un EHPAD (image d'illustration).

Giflée, traînée par les jambes et les cheveux, insultée... Une pensionnaire d'un EHPAD âgée de 98 ans a été filmée par une caméra installée par ses enfants en train de subir des sévices de la part d'un aide-soignant. Celui-ci sera jugé en mars.

Les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) défraient régulièrement la chronique en raison des conditions dans lesquelles leurs pensionnaires vivent et de la manière dont ils sont traités. Alors que le manque de moyens qui leur sont alloués est régulièrement dénoncé par les salariés, un fait-divers récent vient relancer le débat : un aide-soignant a été placé en garde à vue le 13 février dernier après avoir été filmé en train de malmener une femme âgée de 98 ans à Argenteuil. Sa garde à vue a été prolongée le lendemain selon Le Parisien.

Selon une source proche de l'enquête citée par le quotidien, les faits se sont déroulés dans l'EHPAD La maison du grand cèdre du groupe Adef résidences. Inquiets de voir leur mère se plaindre de maltraitances, ses enfants avaient placé une caméra dans sa chambre. Les images qu'ils ont visionnées leur ont alors révélé l'ampleur et la violence des sévices subis par la pensionnaire de 98 ans.

Depuis près de deux heures, la nonagénaire appelle au secours après être tombée de son lit. Un cure-dents dans la bouche, affichant une nonchalance absolue, l'aide-soignant l'ignore. «Pitié pour moi !», implore-t-elle : «Ferme ta gueule vieille s..., fais chier !», répond l'homme, qui se décide finalement à la traîner par les jambes, puis par les cheveux, avant de finalement la jeter sur le lit sans ménagement. La vieille femme aura également droit à une gifle.

Présenté le 15 février au tribunal de Créteil pour une comparution immédiate, l'homme a d'abord nié les faits, avant d'avouer. «J'ai pété un câble», a-t-il expliqué. D'autres familles ont été entendues afin de déterminer si ces violences constituaient un cas isolé ou non : aucun autre cas ne semble avoir été signalé. L'aide-soignant a été placé en détention provisoire en attendant son procès reporté au 22 mars. Le groupe Adef résidences déplore de son côté «un acte de violence insoutenable».

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