Un Gilet jaune controversé évoque «des paramilitaires prêts à faire tomber le gouvernement»

Un Gilet jaune controversé évoque «des paramilitaires prêts à faire tomber le gouvernement»© Alex Martin Source: AFP
Un Gilet jaune avec une pierre à la main.
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Figure contestée au sein même des Gilets jaunes, Christophe Chalençon a assuré que le mouvement comptait dans ses rangs des «paramilitaires prêts à faire tomber le gouvernement» français.

Christophe Chalençon, l'une des figures les plus médiatisées du mouvement des Gilets jaunes, a affirmé au cours d'une entrevue accordée à une chaîne de télévision italienne que «des paramilitaires [étaient] prêts à faire tomber le gouvernement» français. 

Interrogé par l'équipe de l'émission Piazzapulita au sujet de sa récente rencontre, le 5 février dernier, avec le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles), ce chef d'entreprise du Vaucluse répondait toutefois à une question «en off», c'est à dire en fin d'entretien et hors caméras. L'équipe de l'émission a cependant filmé la séquence et a pris la décision de la diffuser.

«Je sais que je risque beaucoup», a-t-il concédé, avant de préciser : «Je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment, mais j'irai au bout de mes convictions, parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, Macron, il sera passé à la guillotine.»

«On est arrivés à un tel point de confrontation que, s'ils m'abattent, il est mort aussi parce que, le peuple, il rentre dans l'Elysée et il démonte tout», a encore expliqué Christophe Chalençon au sujet du président de la République Emmanuel Macron. «On est plusieurs comme ça. S'ils en touchent un, on a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir», a-t-il encore ajouté.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a promptement réagi aux déclarations de Christophe Chalençon, en publiant un tweet dans la matinée du 15 février. «C'est une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel ?», s'interroge-t-il.

Luigi Di Maio, vice-président du Conseil des ministres italien, s'était félicité, dans un tweet publié le 5 février, d'avoir rencontré «le leader des gilets jaunes Christophe Chalençon». Celui-ci est toutefois contesté au sein du mouvement, notamment en raison de son passé politique. A l'antenne de RT France le 29 janvier, Christophe Chalençon, ancien candidat aux législatives 2017 sous l'étiquette Génération citoyens (centre-droit), expliquait avoir déjà voté pour La République en marche.

Lire aussi : La rencontre entre des Gilets jaunes et Luigi Di Maio est une «provocation inacceptable» pour Paris

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