«Vous êtes d'une nullité et d'une incompétence pitoyables et dangereuses» : Bardot tacle Rugy

«Vous êtes d'une nullité et d'une incompétence pitoyables et dangereuses» : Bardot tacle Rugy© Francois Lenoir Source: Reuters
Brigitte Bardot à Bruxelles, 2006 (image d'illustration).

Coup de sang au nom des oies cendrées : Brigitte Bardot, présidente de la fondation qui porte son nom, adresse une lettre cinglante à l'ancien écologiste devenu ministre de la Transition écologique et dénonce un «délit grave, lamentable».

«Honte ! Vous devriez avoir honte d'avoir usurpé la fonction de ministre de l'Ecologie pour laquelle vous êtes d'une nullité et d'une incompétence pitoyables et dangereuses.» Dans une lettre ouverte, l'ancienne comédienne reconvertie dans la défense des animaux étrille l'action du ministre de la Transition écologique et Solidaire, François de Rugy.

Ce qui a déclenché le coup de sang de l'égérie des années 1960 est la prolongation de la chasse aux oies migratrices, qui devait initialement prendre fin au 31 janvier «conformément à une directive européenne de protection des oiseaux migrateurs», précise 20 Minutes. Selon les informations de Orange.fr, «à la demande d'Emmanuel Macron», François de Rugy vient donc de signer un arrêté daté du 30 janvier 2019, «relatif au prélèvement autorisé de l'oie cendrée, de l'oie rieuse et de l'oie des moissons au cours du mois de février 2019.» Ce texte autorise les chasseurs à prélever 4 000 oies cendrées en février 2019.

Brigitte Bardot ne l'entend pourtant pas de cette oreille et annonce dans son courrier : «Je saisis le conseil d'Etat pour casser cet arrêté», puis elle résume ainsi sa pensée dans le tweet par lequel elle publie la lettre : «François de Rugy, vous n’êtes qu’un lâche assassin par chasseurs interposés.»

Elle insiste par ailleurs que cet «arrêté» va «jusqu'à bafouer les directives européennes» et elle appelle à la «destitution immédiate» du ministre.

Le gouvernement avait soumis en consultation publique ce projet d’arrêté dans le courant du mois de janvier 2019. A cette occasion, Yves Vérilhac, directeur de la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) interrogé par RT France, avait fustigé un «électoralisme de bas étage» et avait ajouté : «On comprend la démission de Nicolas Hulot !»

Lire aussi : «Le gouvernement et Macron sont à genoux devant les chasseurs», dénonce Bardot dans une tribune

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