Accusé de viol par deux femmes, Georges Tron a été acquitté

- Avec AFP

Accusé de viol par deux femmes, Georges Tron a été acquitté© Geoffroy VAN DER HASSELT Source: AFP
Georges Tron au tribunal de Bobigny, le 15 novembre 2018.

L'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron a été acquitté des accusations de viols et d'agressions sexuelles formulées par deux anciennes employées municipales et son ancienne adjointe à la Culture à la mairie de Draveil.

Georges Tron a été acquitté. Six ans de prison ferme avaient été requis contre l'ancien secrétaire d'Etat, et quatre ans avaient été réclamés contre Brigitte Gruel, son ancienne adjointe à la Culture de la mairie de Draveil. Au cours des quatre semaines de débat aux assises de Seine-Saint-Denis, les deux accusés ont toujours clamé leur innocence. A l'issue du verdict, ils ont longuement embrassé leurs proches venus les soutenir.

L'une des plaignantes, Eva Loubrieu, est rapidement sortie de la salle d'audience tandis que Virginie Ettel pleurait sur le banc des parties civiles. Elle a plus tard fait un malaise. «La déception est grande, beaucoup d'amertume. Le combat que je mène depuis des années, je tiens à dire que je ne lâcherai pas», a réagi très émue Eva Loubrieu. «Je ne lâcherai rien, ni hier, ni aujourd'hui, ni demain», a-t-elle ajouté. 

Dans ses réquisitions mercredi, l'avocat général avait également demandé que les accusés soient déclarés inéligibles pendant cinq ans et inscrits sur le fichier des délinquants sexuels.

L'élu de l'Essonne, à la tête de Draveil (30 000 habitants, à 25 km de Paris) depuis 1995 et conseiller départemental, avait été contraint à démissionner le 29 mai 2011 de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique du gouvernement Fillon.

Virginie Ettel et Eva Loubrieu, 41 et 44 ans, l'accusaient de leur avoir imposé, avec Brigitte Gruel, des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010. Comme Brigitte Gruel, il a toujours soutenu que le «ressentiment» de ces anciennes employées municipales avait été exploité par leurs opposants locaux d'extrême droite. 

Le ministère public a dix jours pour faire appel.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter