Le remaniement n'aura pas lieu avant le retour d'Emmanuel Macron d'Arménie (EN CONTINU)

Le remaniement n'aura pas lieu avant le retour d'Emmanuel Macron d'Arménie (EN CONTINU)© LUDOVIC MARIN / AFP / POOL
Image d'illustration

Un remaniement ministériel est toujours attendu, une semaine après la spectaculaire démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. L'Elysée a fait savoir qu'il ne surviendrait pas avant le retour du président d'Arménie, le soir du 12 octobre.

Mise à jour automatique
  • Le député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé a jugé sur France Info : «Gérard Collomb lui-même a été une sorte d'intérimaire pendant seize mois. Il était à temps partiel, il passait presque autant de temps dans sa bonne ville de Lyon qu'au ministère de l'Intérieur et les grands sujets structurels n'ont pas été traités». Et d'ajouter : «Après huit jours, on n'est pas capable de trouver un ministre de l'Intérieur. C'est quand même surprenant. Le Premier ministre fait un intérim qu'il met en scène, on voit bien qu'il fait deux, trois déplacements, pour faire semblant. C'est quand même tout à fait curieux».

  • Le député des Républicains (LR) Guillaume Peltier, a dénoncé ce 10 octobre dans le remaniement du gouvernement qui tarde une «mascarade» qui témoigne selon lui d'une «immense fébrilité au sommet de l'Etat». On se demande si la France a toujours un capitaine», a accusé sur France 2 l'élu du Loir-et-Cher, pour qui «Emmanuel Macron tente depuis plusieurs jours d'amuser la galerie, mais ça ne fait rire personne».

    Dans un contexte de menace terroriste, «ça devient extrêmement long et la situation de la France commande un ministre de l'Intérieur à temps plein maintenant», s'est inquiété le vice-président de LR.

    «Imaginons une seule seconde qu'il y ait un attentat sur notre sol en cette période de troubles, d'entre-deux, où le président de la République, des jours durant, est incapable de désigner un ministre de l'Intérieur», s'est-il interrogé.

  • Selon les informations du journal Libération, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche, Christophe Castaner aurait menacé de démissionner s'il n'obtenait pas sa nomination au ministère de l'Intérieur dans le cadre du remaniement annoncé.

    Le quotidien évoque une «confidence de Jean Castex à un élu francilien» selon laquelle c'était cet ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous la présidence Sarkozy qui devait remplacer Gérard Collomb à ce maroquin... avant que Christophe Castaner n'exige Beauvau.

    Christophe Castaner a par la suite démenti ces affirmations.

  • L'Elysée, cité par l'AFP, a confirmé ce 10 octobre que le remaniement n'aurait pas lieu avant le retour d'Emmanuel Macron d'Arménie, le soir du vendredi 12 octobre.

    «[Le remaniement du gouvernement] n'aura pas lieu avant le départ du président de la République en Arménie ni tant qu'il sera à Erevan», a précisément annoncé le palais présidentiel. «[Emmanuel Macron] souhaite prendre tout le temps nécessaire, dans le calme, le professionnalisme et le respect des personnes, à la composition d'une équipe cohérente et de qualité au service des Français», ajoute la présidence.

    Le président de la République doit se rendre en Arménie après le conseil des ministres de ce 10 octobre, pour assister au sommet de la Francophonie.

  • Le remaniement attendra encore : le conseil des ministres de ce 10 octobre «se tiendra avec le gouvernement actuel», a annoncé l'Élysée dans un très bref communiqué.

  • L'Elysée annonce que le remaniement n'aura pas lieu ce soir, après avoir tenu les médias en haleine.

  • Tandis qu'une démission du gouvernement Philippe était jugée probable, l'Elysée annonce que le remaniement se fera «sans que le Premier ministre ne donne sa démission et celle de son gouvernement».

    La présidence n'a pas précisé si ce remaniement, consécutif à la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb il y a une semaine, serait annoncé le soir du 9 octobre ou ultérieurement.

  • Le secrétaire d'Etat au Numérique Mounir Mahjoubi a déclaré le matin du 9 octobre sur France Inter que «seuls le président de la République et le Premier ministre» disposaient de toutes les informations sur le remaniement ministériel. «Le peu que j'en sais ne vous servirait à rien», a-t-il ajouté. 

  • D'après une source gouvernementale citée par l'AFP, le Premier ministre Edouard Philippe n'a pas présenté sa démission lors de son entrevue avec Emmanuel Macron.

    Les questions au gouvernement sont maintenues comme prévu à 15h, selon cette source, qui n'a toutefois pas pu dire si l'hypothèse d'une démission du gouvernement était abandonnée ou simplement retardée en vue du remaniement préparé depuis plusieurs jours par le chef de l'État et son Premier ministre.

  • Christian Jacob, patron des députés Les Républicains (LR), déplore auprès de BFMTV dans la matinée du 9 octobre : «On n’a rien pu nous dire, on ne sait même pas s’il y aura des questions au gouvernement cet après-midi, parce qu’on ne sait même pas s’il y aura un gouvernement !»

Découvrir plus

Le Premier ministre Edouard Philippe est arrivé le matin du 9 octobre à l'Elysée. Sur les ondes de RTL, le ministre de la Justice Nicole Belloubet a expliqué ce matin que «ce sera[it] dans la journée», et que le nouveau gouvernement siégerait au conseil des ministres dès le 10 octobre. «Je suis sûre que nous aurons un ministre de l'Intérieur dans les heures qui viennent», a-t-elle déclaré.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter