Atteintes à la laïcité : jusqu'à 30 signalements par jour dans les établissements scolaires

Atteintes à la laïcité : jusqu'à 30 signalements par jour dans les établissements scolaires© Eric FEFERBERG Source: AFP
Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale le 3 juillet 2018/Image d'illustration

Les professeurs signalent jusqu'à 30 fois par jour des atteintes à la laïcité en France, via un site dédié, créé en mai. Jean-Michel Blanquer avait tenu à préciser que ces signalements étaient peu souvent liés à des signes de radicalisation.

Le ministère de l'Education nationale a rapporté, ce 16 juillet, que les signalements de professeurs et autres personnels de l’Education nationale concernant des atteintes à la laïcité atteignaient parfois le nombre de trente par jour, avant les vacances d'été. Il y a eu «un appel d'air au démarrage, ce qui montre que ce dispositif répondait à un besoin» avant «que les choses se ralentissent, notamment à cause des vacances», a rapporté le ministère, cité par l'AFP.

Une «adresse de saisine» sur internet a été créée au cours du mois de mai par le ministère, afin que le personnel scolaire puisse signaler des actes ou des comportements portant atteinte à la laïcité. A la suite d'un signalement, un appel téléphonique est établi sous 24 heures (sauf le week-end) avec la personne signalant le fait et l'un des membres de l'équipe de veille.

C'est le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer qui est à l'origine de ce dispositif, inclus dans son plan laïcité. Ce plan comprennd également la distribution d'un vade-mecum, un livret servant de référence en matière de laïcité pour les établissements. Un «conseil des sages» a aussi été mis en place sur cette thématique, ainsi qu'une équipe laïcité dans chaque rectorat.

Invité sur la radio Europe 1 le 15 juillet, Jean-Michel Blanquer avait déclaré que ces signalements n'étaient «heureusement» pas toujours liés à des soupçons de radicalisations d'un élève, mais étaient souvent dus à un «problème d'atteinte à la laïcité» moins inquiétant. «C'est à l'institution de réagir, à l'établissement ou au rectorat d'assurer l'interface avec la police», a-t-il ajouté concernant le rôle du corps professoral vis-à-vis des forces de l'ordre.

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