Fermeture de commissariats en Ile-de-France : le projet de l’exécutif est loin de faire l'unanimité

Fermeture de commissariats en Ile-de-France : le projet de l’exécutif est loin de faire l'unanimité© NICOLAS TUCAT Source: AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb visite le centre national de formation de la gendarmerie nationale (CNEFG), le 8 juin 2018, à Saint-Astier, dans le sud-ouest de la France (Image d'illustration)

En Ile-de-France, le projet de fermer plusieurs commissariats la nuit et le weekend en raison du manque d'effectifs, fait grincer des dents les élus locaux. Préoccupés par cette perspective, des administrés font ouvertement part de leur opposition.

Le projet du gouvernement de fermer plusieurs commissariats de la petite couronne parisienne, dans le cadre d’une mutualisation des effectifs de la police nationale, suscite la colère de nombreux élus locaux franciliens et l’inquiétude des administrés concernés. Défenseur du projet, le préfet de police Michel Delpuech estime qu'il est inévitable de «répartir la ressource en police judiciaire» afin qu'elle soit plus opérationnelle sur le terrain. 

Un argument qui ne trouve pas un écho favorable auprès des habitants d’Alfortville. Interrogés par RT France, sur l’éventualité de la fermeture le soir, le week-end et les jours fériés de leur commissariat, comme le prévoit le projet de l’exécutif, ils font part de leur opposition à la suppression d'un service de proximité. 

«On peut se faire agresser à n’importe quelle heure. Je comprends qu’il y a un manque d’effectifs, un manque d’argent pour payer tout le monde [les policiers] mais notre argent doit servir à quelque chose», explique l’un d’entre eux. De son côté, la mairie d’Alfortville, également opposée à cette éventualité, a lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 1 000 signatures.

Quant aux syndicats de police, ils estiment que le projet du gouvernement sert en réalité de prétexte pour masquer les manques de moyens alloués à la police. «Ce n’est que le début d’une grande marche en avant. On sait très bien qu’ils vont vouloir à terme fusionner des arrondissements dans Paris […] et fusionner des commissariats de plain-pied ; ils vont fusionner les brigades anti-criminalité […] c’est un service régalien, ce n’est pas mercantile», s’insurge Eddy Sid, porte-parole de la sectionfrancilienne du syndicat Unité SGPpolice. 

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