«Noyée» par les amendements de marcheurs, LREM s'inquiète de la médiatisation de ses dissensions

«Noyée» par les amendements de marcheurs, LREM s'inquiète de la médiatisation de ses dissensions© GERARD JULIEN Source: AFP
Image d'illustration : l'Assemblée nationale lors d'une cession de questions au gouvernement le 14 mars 2018

Face au volume croissant d'amendements déposés par les élus du parti présidentiel, des figures de la République en marche craignent une perte de crédibilité. Le président de l'Assemblée nationale a ainsi appelé ses pairs à «montrer l'exemple».

Fort d'une écrasante majorité des sièges à l'Assemblée nationale, le parti présidentiel fait face à une multiplication d'amendements soumis par... les marcheurs. Alors que ceux-ci proposent de plus en plus de modifications de projets de loi, le phénomène est redouté par certains ténors du parti qui ne souhaitent pas mettre en avant des dissensions internes.

Le député Gilles Le Gendre aurait ainsi affirmé le 29 mai, lors d'une réunion de groupe : «Si on est noyé par le volume de nos amendements, on montre nos dissensions et la presse s'en empare.»

Il faut montrer l'exemple

Pendant cette réunion, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy s'est également irrité du volume grandissant des amendements déposés par les marcheurs : «Si on veut appeler les uns et les autres à plus de responsabilité, il faut montrer l'exemple.»

Quelques semaines plus tôt, le 9 mai, Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, n'avait pas hésité à recadrer les députés de son parti qui soumettaient leurs propres amendements sans passer par un vote interne préalable. «Il y a quand même des limites à tout», s'était-il emporté.

De la même façon, le 10 avril 2018, dans le cadre des débats générés par le projet de loi Asile et immigration, le patron des marcheurs avait mis en garde les élus du parti présidentiel, menaçant ainsi ceux qui souhaitaient amender le texte lors de son examen à l'Assemblée : «Si certains préfèrent devenir auto-entrepreneurs, c'est le statut de non-inscrit.»

Venant illustrer un phénomène qui en agace plus d'un à la tête du parti présidentiel, le projet de loi sur l'agriculture pour lequel les députés ont débattu pour la huitième fois le 29 mai, a pour l'heure recueilli plus de 2 000 amendements dont 748 déposés par des élus de la République en marche.

Lire aussi : «Il y a des limites à tout» : Ferrand recadre les députés LREM trop indépendants sur les amendements

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