Soirée à Las Vegas : placée sous le statut de témoin assisté, Pénicaud évite la mise en examen

Soirée à Las Vegas : placée sous le statut de témoin assisté, Pénicaud évite la mise en examen© ALAIN JOCARD Source: AFP
Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Après avoir été entendue par les juges dans le cadre d'une enquête sur le déplacement controversé qu'elle a organisé au profit d'Emmanuel Macron alors candidat à la présidentielle, la ministre du Travail a été placée sous le statut de témoin assisté.

Selon son avocat, Muriel Pénicaud a été placée sous le statut de témoin assisté après avoir été auditionnée pendant plusieurs heures ce 22 mai par les juges, qui enquêtent sur le déplacement controversé organisé en janvier 2016 pour Emmanuel Macron à Las Vegas

La ministre a quitté le pôle financier vers 14h15 soit cinq heures après le début de son audition. Pour l'heure, elle évite une mise en examen dans cette enquête pour «favoritisme et recel de favoritisme» visant l'agence de promotion de l'économie française à l'étranger Business France, un organisme publique qui dépend de Bercy.

Ce dossier, devenu politique, est lié à l’organisation, en janvier 2016, d’une soirée de promotion de la France à Las Vegas autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. A l'époque de l'organisation Muriel Pénicaud était directrice générale de Business France.

Malgré son coût élevé – près de 290 000 euros après renégociation – l'organisation de l'événement avait été confiée à l’agence de communication Havas sans appel d’offres par Business France. Cette procédure est pourtant prévue par le code des marchés publics pour de telles sommes.

Le 21 septembre, une ancienne collaboratrice de Muriel Pénicaud chez Business France avait été placée sous le statut de témoin assisté dans le cadre de cette enquête. Une semaine avant sur LCI, la ministre du Travail s'était dite «très sereine», tout en rappelant qu'elle démissionnerait du gouvernement si elle-même était mise en examen.

Lire aussi : Voyage de Macron à Las Vegas : Pénicaud a-t-elle vraiment «alerté» le conseil d’administration ?

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