Blocage universitaire : des cocktails Molotov découverts à Tolbiac

Blocage universitaire : des cocktails Molotov découverts à Tolbiac© CHRISTOPHE SIMON Source: AFP
Un étudiant déambule dans les couloirs de l'université à Tolbiac, avril 2018, illustration

Des cocktails Molotov ont été découverts ce 8 avril sur le site universitaire parisien de Tolbiac, bloqué par des opposants à la réforme de l'université. De violents heurts avaient opposé pro et anti-blocage deux jours plus tôt à cette université.

Une enquête a été ouverte à l'université Paris 1 sur le site de Tolbiac, bloqué depuis près de trois semaines par des opposants à la réforme de l'université : le 8 avril, cinq cocktails Molotov y ont été découverts, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

Selon les informations de l'agence de presse, les engins ont été trouvés par un responsable de la sécurité du site, devant lequel des échauffourées ont éclaté au soir du 6 avril quand un groupe de jeunes casqués, armés de battes de baseball, avaient lancé des projectiles contre les étudiants bloqueurs.

L'enquête, ouverte par le parquet de Paris et confiée à la Sûreté territoriale, devra déterminer qui est à l'origine de la fabrication de ces engins explosifs, selon la source judiciaire de l'AFP, confirmant une information de la radio RMC.

Ces poursuites visent des faits de «détention de substance, produit incendiaire, explosif ou d'éléments destinés à composer un engin incendiaire ou explosif en vue de préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes», a précisé la source.

Le président de Paris 1 craignait que son université ne devienne «une ZAD»

A l'issue de la rixe du 6 avril, six personnes avaient été interpellées et devaient être présentées au parquet de Paris le 9 avril en vue d'éventuelles poursuites. Cinq d'entre eux sont des étudiants d'autres universités, le sixième est lycéen, selon une source judiciaire.

Quelques jours avant cet affrontement, le président de l’université Paris 1 Sorbonne avait confié dans les colonnes du Parisien redouter que son établissement ne se transforme en «une ZAD universitaire». «Il y a déjà eu des blocages, mais jamais à ce niveau là et avec cette dimension politique et idéologique», avait-il soutenu, notant que les revendications des occupants allaient de la démission du président de la République à la fin du capitalisme et des Etats.

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