Mélenchon a-t-il vraiment été «insulté» et «poussé» hors de la manifestation à Paris ?

Mélenchon a-t-il vraiment été «insulté» et «poussé» hors de la manifestation à Paris ?© BERTRAND GUAY / AFP Source: AFP

Selon BFMTV et l'AFP, Jean-Luc Mélenchon, qui était présent à la manifestation parisienne des cheminots pour soutenir le mouvement de grève initié le 3 avril, se serait fait pousser dehors par des manifestants hostiles mais rien ne l'atteste encore.

Jean-Luc Mélenchon a rejoint la manifestation parisienne de ce 3 avril au sein d'une délégation de La France insoumise (LFI), mais aurait été «poussé dehors par des manifestants», selon l'AFP et même «insulté à plusieurs reprises», selon BFMTV. Mais quelques instants plus tard, l'intéressé a réagi, dénonçant une «invention» des médias.

Plusieurs militants de son mouvement n'ont pas attendu la réaction du député pour dénoncer eux aussi une «fake news», arguant qu'il avait au contraire été très bien reçu par plusieurs manifestants.

Des images nuancées

Quelques minutes plus tard, BFMTV a diffusé des images dans lesquelles on voit le député de Marseille se faire insulter par quelques individus.

Dans une courte vidéo diffusée par Sputnik, on peut voir le leader de La France insoumise quitter la manifestation et s'enfoncer dans une bouche de métro, a priori sans être bousculé par quiconque. On peut certes entendre quelques personnes scander : «Ni Dieu, ni maître, ni Mélenchon!», mais guère d'insultes à cet instant précis de la manifestation.

D'autres, affirment sur Twitter que Jean-Luc Mélenchon, contrairement à ce que laissait entendre BFMTV, n'a pas quitté la manifestation après avoir été pris à parti, mais pour se rendre à l'Assemblée nationale afin d'assister à la séance de questions au gouvernement.

«C'est le commencement d'un bras de fer social comme le pays en a peu connu», avait déclaré le leader de LFI un peu plus tôt. «On entre dans une épreuve dans la durée [...] l'unique responsable de tout ce chaos, c'est Emmanuel Macron, parce qu'il n'est pas capable de nous dire pourquoi il a déclenché cette épreuve de force, dans la mesure où aucun pays ne prouve que ça va mieux quand le rail est privé», avait-il ajouté.

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