Violences à l'université de Montpellier : une vidéo fait surface qui impliquerait l'administration

Violences à l'université de Montpellier : une vidéo fait surface qui impliquerait l'administration© SYLVAIN THOMAS Source: AFP
L'université de Montpellier bloquée, le 27 mars, illustration

Après les violences à l'université de droit de Montpellier, une vidéo a été diffusée par Mediapart qui semble accréditer la thèse selon laquelle l'administration soutenait les violences. Le doyen et un professeur ont été placés en garde à vue.

Une vidéo publiée par le site web Mediapart le 28 mars semble montrer des membres de l'administration de la faculté de droit de Montpellier, qui applaudissent la fin du blocus étudiant dans la violence. Cette séquence vidéo aurait été captée le 22 mars, au moment où des hommes cagoulés avaient fait irruption dans un amphithéâtre et avaient violemment pris à partie des manifestants bloquant la faculté afin de les en chasser.

A en croire les légendes qui accompagnent les images diffusées par Mediapart, parmi les membres de l'administration de l'université se trouvent des enseignants et le doyen, Philippe Pétel, qui a depuis démissionné de ses fonctions. Le parquet de Montpellier avait ouvert une enquête pour des «faits de violences en réunion et avec arme».

Ces images renforceraient la thèse selon laquelle le doyen de l'université aurait laissé les individus cagoulés pénétrer dans l'amphithéâtre. «C'est le doyen qui a ouvert la porte. Je l'ai vu de mes propres yeux», avait ainsi assuré un témoin interrogé par Libération.

Par ailleurs, s'ils nient toute implication, certains enseignants ont été pointés du doigt par des étudiants qui pensent les avoir reconnus parmi les individus masqués qui ont participé à ces violences, selon les informations du journal Sud Ouest.

En tout état de cause, le 28 mars en fin d'après-midi, selon le procureur de la République de Montpellier, le doyen de la faculté Philippe Pétel ainsi qu'un professeur étaient entendus en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte après l'expulsion violente d'étudiants grévistes d'un amphithéâtre la semaine dernière.

Lire aussi : Montpellier : échauffourées entre identitaires de la Ligue du midi et antifas

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