Fleury-Mérogis : 123 prisonniers ont refusé de regagner leur cellule

- Avec AFP

123 détenus de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) ont temporairement refusé le 18 janvier de regagner leur cellule, en pleine journée d'action des surveillants, mobilisés partout en France pour obtenir de meilleures conditions de travail.

«A la fin de la promenade, 123 détenus ont refusé de regagner leur cellule. Il n'y a pas de revendications, pas de violence. Des Eris [Equipes régionales d'intervention et de sécurité] sont en route pour leur faire réintégrer les cellules», a-t-on indiqué à la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) en début d'après-midi du 18 janvier 2018, confirmant une information de BFMTV.

Par la suite, dans l'après-midi, l'administration pénitentiaire a fait savoir que les détenus commençaient finalement à regagner leurs cellules. A 15h, selon une source syndicale, tous les détenus étaient «remontés en cellule» et six d'entre eux, «considérés comme les meneurs» ont été envoyés en quartier disciplinaire.

«L'établissement est en état d'alerte, on attend les renforts», avait fait savoir à l'AFP une source syndicale. Selon elle, «la journée est désorganisée» à cause du blocage des prisons, lancé le 18 janvier après l'agression de surveillants par un détenu djihadiste dans le Pas-de-Calais. Les détenus faisaient «de l'immobilisme» et refusaient de regagner leur cellule depuis midi, selon cette source, expliquant que le temps de promenade avait été écourté.

D'après cette source, la tension qui règne à Fleury, la plus grande maison d'arrêt d'Europe avec plus de 4 300 détenus, avait déjà conduit à renforcer la sécurité, avec des Eris, qui sont «en situation de renfort sur un autre bâtiment de la prison».

Le mouvement national de blocage des prisons perturbe les parloirs et les promenades, selon cette source : «Les détenus ont montré leur colère, en tapant sur les portes, en insultant le personnel» et les Eris ont été déployés pour «éviter tout débordement» et faire du «maintien de l'ordre».

Lire aussi : Nouvelle agression d'une surveillante de prison à Tarascon par un détenu radicalisé

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