Après le triple-meurtre de Sarcelles, la police restera armée, assure le ministre de l'Intérieur

Après le triple-meurtre de Sarcelles, la police restera armée, assure le ministre de l'Intérieur© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Un policier affiche le soutien à ses collègues avec un brassard barré de noir en avril 2017, illustration

Le ministre de l'Intérieur a assuré que les policiers conserveraient leur arme hors-service. Il réagissait au triple-meurtre commis par un policier qui s'est ensuite donné la mort. Un différend avec sa compagne serait à l'origine du drame.

Un policier, en instance de séparation d'avec sa compagne, a fait usage de son arme de service pour abattre trois personnes et en blesser trois autres le 18 novembre à Sarcelles dans le Val d'Oise.

Les circonstances exactes du drame restent à déterminer. Ainsi, Le Parisien avait annoncé dans un premier temps que la compagne du policier était au nombre des victimes, de même que le père de cettre dernière. Citant le parquet, le quotidien a ensuite précisé que la compagne avait en fait été blessée au visage. Parmi les victimes, deux passants ayant tenté de s'interposer ont été abattus par le policier. 

Le tireur s'est ensuite suicidé dans le jardin du pavillon où s'est déroulé le drame, à côté de son chien, mort également.

La scène s'est déroulée rue du Bocage, à Sarcelles dans le Val d'Oise aux environs de 20h45, en pleine zone pavillonnaire. Les voisins alertés par le bruit des coups de feu ont appelé les secours et les forces de l'ordre sont intervenues rapidement. Elles n'ont pu que découvrir les corps sans vies, trois personnes blessées, ainsi que la dépouille de l'animal de compagnie.

Collomb : «Ils resteront armés, il n'y a pas de problème»

Lors de l'émission Questions politiques (Franceinfo, France Inter, Le Monde), le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a réagi en affirmant que les policiers pourraient conserver leur arme hors service. 

«Ils resteront armés, il n'y a pas de problème», a-t-il déclaré, tout en reconnaissant qu'il était difficile de répondre à des exigences «contradictoires», entre la crainte d'un policier qui «déraille» et l'exigence de la sécurité.

Ce dilemme «demande beaucoup d'attention des cadres dirigeants de la police», a-t-il poursuivi, assurant que l'élément déclencheur des suicides de policiers était le plus souvent d'ordre privé, tout en constatant qu'ils interviennent dans un contexte professionnel.

«C'était quelqu'un qui allait se séparer de son épouse. Il ne l'a pas supporté. C'est quelqu'un qui, à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police», a encore commenté le ministre.

A l'origine du drame, un différend avec sa compagne

Selon les informations du journal Le Parisien, le gardien de la paix qui appartenait à la Compagnie de sécurisation et d’intervention de la préfecture de police de Paris, aurait souhaité régler un différend avec sa compagne, avec qui il était en instance de séparation.

Dans la nuit, à 1h du matin, le quartier du drame était toujours bouclé par les policiers et le procureur de la République de Pontoise s'était déjà rendu sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.

Cette nouvelle tragédie survient après qu'une vague de suicides a été constatée dans les rangs de la police et de la gendarmerie, portant les statistiques à 46 policiers morts par suicide depuis le début de l'année et 16 gendarmes, ce qui fait de 2017 une année noire en la matière.

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