Projet d'attentat : un djihadiste de Daesh a demandé à l'un des suspects de «frapper» en France

Le Palais de justice où se trouve le tribunal de grande instance de Paris© wikipedia
Le Palais de justice où se trouve le tribunal de grande instance de Paris

Un membre de Daesh aurait demandé à l'un des adolescents arrêtés de commettre un attentat en France selon le procureur.

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une information judiciaire pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme» en lien avec le projet d'attaque d'un site militaire des Pyrénées-Orientales, a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué.

Le parquet a requis le placement en détention des trois suspects, âgés de 17, 19 et 23 ans, dont la garde à vue de quatre jours s'est achevée ce matin.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un djihadiste de l'Etat islamique (EI), actuellement présent en Syrie, a demandé au plus jeune des trois suspects, âgé de 17 ans, de «frapper» en France, a indiqué le procureur.

Cette instruction a été donnée après que le jeune homme s'est retrouvé dans l'impossibilité de partir en Syrie pour y mener le djihad, car il avait été repéré par les services de renseignement.

Après des échanges avec les deux autres suspects, le choix de l'endroit où l'attentat allait être commis s'est porté sur le sémaphore de Fort Béar, un camp militaire sur les hauteurs de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) où avait officié le plus âgé des trois, lorsqu'il était matelot dans la marine nationale.

L'attaque devait être executée fin décembre 2015, début janvier 2016, mais aucun des trois n'a indiqué, lors de sa garde à vue, avoir choisi cette période en référence à la date anniversaire des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher en janvier 2015, a précisé le procureur de la République de Paris.

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