«Siéger avec l'ignoble Valls» : Mélenchon n'est pas emballé par son nouveau partenaire de mission

- Avec AFP

«Siéger avec l'ignoble Valls» : Mélenchon n'est pas emballé par son nouveau partenaire de mission© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Manuel Valls est-il de retour ?

Une façon de faire son retour ? Manuel Valls a été nommé président de la mission de l'Assemblée sur la Nouvelle-Calédonie, où il retrouvera son adversaire politique Jean-Luc Mélenchon. «Ici, qui vient-il trahir ?», s'est demandé ce dernier.

L'ex-Premier ministre Manuel Valls va présider la mission parlementaire d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, où un référendum d'autodétermination est prévu en 2018. Le chef de file des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob en sera rapporteur.

La Mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, qui comptera 19 membres issus de tous les groupes politiques, a entériné ces nominations lors de sa réunion constitutive en fin d'après-midi, le 3 octobre à l'Assemblée nationale. L'ex-chef du gouvernement s'est déclaré sur Twitter «très fier» de la présider, avec Christian Jacob comme rapporteur.

Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie

De source parlementaire, le chef de file des députés de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, membre de la mission, a exprimé en réunion son opposition à la candidature de Manuel Valls pour sa présidence. «Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie. Ici, qui vient-il trahir ?», a tweeté le député des Bouches-du-Rhône.

L'objectif de cette mission d'information, qui existait sous la précédente législature, sera d'«informer de la situation locale, [de] favoriser le dialogue [et de] préparer le premier référendum de 2018», selon l'ex-Premier ministre socialiste devenu député apparenté LREM.

«Une façon pour lui de revenir dans le jeu» ?

Non seulement la préparation du référendum est «un sujet majeur dont il a eu à connaître, un sujet de Premier ministre», mais «il faut montrer sur place qu'il y a une très forte considération du Parlement sur cette question», d'après une source dans la majorité. Et de glisser que «ce sera une façon pour lui de revenir dans le jeu». 

«Sur ce sujet on est sur la même ligne [avec Manuel Valls]», a observé le rapporteur de la mission, Christian Jacob lors d'une conférence de presse à la mi-journée. Il a affiché la volonté de «faire en sorte que les choses se passent de la manière la plus constructive».

Seul député de Nouvelle-Calédonie membre de la mission et ex-membre du gouvernement néo-calédonien, le Constructif Philippe Dunoyer a prévenu lors de la réunion constitutive que la Nouvelle-Calédonie ne devait pas «devenir un enjeu de politique nationale».

Coïncidence de calendrier, indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie s'expriment ce 3 octobre devant la commission de décolonisation de l'ONU, qui se penche sur l'avenir de l'archipel.

Fin juillet, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas avait estimé que le statut d'Etat associé ou celui d'Etat fédéré pourraient être une des solutions institutionnelles pour la Nouvelle-Calédonie.

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