Selon Macron, certains éditorialistes «sont à la déontologie ce que Mère Teresa était aux stups»

Selon Macron, certains éditorialistes «sont à la déontologie ce que Mère Teresa était aux stups»© Geoffroy Van Der Hasselt Source: AFP
Emmanuel Macron à la Rotonde le 23 avril 2017

Dans un ouvrage paru le 7 septembre, Philippe Besson relate les coulisses de la campagne présidentielle 2017 depuis l'intérieur du camp Macron. Celui qui n'était alors que candidat ne mâchait pas ses mots sur le petit monde des médias.

Dans un ouvrage publié le 7 septembre et intitulé Un personnage de roman, l'écrivain Philippe Besson invite ses lecteurs à suivre la campagne présidentielle de 2017 depuis les coulisses du mouvement En Marche!. L'occasion pour le lecteur de glaner quelques perles sur la manière dont Emmanuel Macron juge le monde des médias.

Les éditorialistes ? «Franchement, il y en a qui sont à la déontologie ce que Mère Teresa était aux stups. Ils me donnent des leçons de morale alors qu'ils sont dans le copinage et le coquinage depuis des années», aurait-il martelé, selon l'ouvrage de Philippe Besson.

Par ailleurs, celui qui allait devenir président de la République quelques jours plus tard n'aurait pas passé une soirée idéale au restaurant la Rotonde à Paris, le soir de sa qualification pour le second tour.

Je les emmerde

Agacé par les questions d'un journaliste de l'émission de télévision Quotidien de la chaîne TMC (qui lui demandait s'il s'agissait de son Fouquet's à lui), il aurait ensuite déclaré à Philippe Besson qu'il assumait «totalement » la Rotonde. Et de confier à propos des commentateurs : «Je les emmerde.» 

Emmanuel Macron est également dépeint par l'écrivain comme un homme entendant défendre des valeurs chevaleresques, comme lorsque le candidat à la présidentielle déclare qu'il protégera «les faibles» et célébrera «les braves», ou encore : «C'est la France que je veux.»

Les intellectuels ? Pas mieux...

Un goût de l'action qui constitue peut-être une manière pour l'actuel président de la République de se démarquer des intellectuels français, pour qui il n'a pas non plus que de la sympathie : «Ils n'aiment pas l'action politique, mais vivent de son commentaire», leur reproche-t-il. Selon lui, ils seraient même à rapprocher des polémistes abhorrés : «Ils sont devenus des éditorialistes. Des esprits tristes [...]. Ce qu'ils détestent, c'est l'idée même d'une réconciliation.»

Lire aussi : Macron et les médias : quand le président demande que l'on cesse la «chasse à l'homme»

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