Etonnante justification de l'Elysée sur les 26 000 euros de maquillage de Macron, la polémique enfle

Etonnante justification de l'Elysée sur les 26 000 euros de maquillage de Macron, la polémique enfle© Eric FEFERBERG / AFP
Emmanuel Macron se faisant maquiller, lors d'un débat de campagne à la télévision

Tandis que les politiques se sont emparés de la polémique, l'Elysée a également réagi et assure que les frais de maquillage d'Emmanuel Macron, de 26 000 euros pour trois mois, sont dus à l'«urgence» de la situation.

Les révélations sur les frais de maquillage du président de la République ont déclenché un incendie que s'évertue à éteindre l'Elysée. Un conseiller du chef de l'Etat, interrogé par le site internet de France info le 25 août, s'est exprimé sur la raison d'être de cette facture, d'un montant de 26 000 euros pour trois mois. «Il s'agit de prestations extérieures intervenues sur les derniers mois et qui correspondent à l'urgence du moment après son arrivée à l'Elysée», a-t-il assuré.

A en croire l'entourage d'Emmanuel Macron, le président, qui n'a pas salarié un maquilleur mais fait appel à un prestataire qui le suivait durant la campagne, l'aurait donc fait dans un souci d'économies. «Cela nous a permis d'évaluer les besoins au niveau des prestations et de prendre du recul pour réfléchir à un dispositif moins onéreux», expliquent les proches du dirigeant français.

Et si de guerre lasse, les services de la présidence sont prêts à reconnaître que «oui, c'est élevé», ils soulignent : «Mais moins que pour ses prédécesseurs.» 

«23 SMIC sur le visage» : les politiques réagissent

D'un bord politique à l'autre, les opposants au président n'ont pas laissé passer l'occasion pour se fendre de tweets railleurs. Le député apparenté Front national (FN) du Gard Gilbert Collard, ironisant par exemple sur «les costumes de scène» du président qu'il espère gratuits.

Plus sérieusement, le vice-président du FN Florian Philippot a calculé le coût de l'opération. Résultat, le chef d'Etat «s'étale 23 SMIC sur le visage».

Bernard Monot, le stratégiste économie du FN, dresse pour sa part un parallèle avec les frais de coiffeur de François Hollande qui avaient fait beaucoup jaser à l'époque.

Olivier Vial, le secrétaire national à l'Enseignement privé du parti Les Républicains ironise quant à lui sur les statistiques du chômage.

Enfin, l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot, montre le visage du président du Medef Pierre Gattaz comme étant celui d'Emmanuel Macron sans maquillage.

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