Avant même la rentrée, les ministres de Macron seraient déjà au bord du burn-out

Avant même la rentrée, les ministres de Macron seraient déjà au bord du burn-out
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur et la «ministre auprès du ministre d'Etat» Jacqueline Gourault en juin 2017, photo ©Patrick KOVARIK / AFP

Moralisation de la vie publique et rigueur budgétaire obligent, les ministres et secrétaires d'Etat ne disposent plus que d'un nombre de conseillers fixé par décret. Mais la charge de travail reste la même et certains hauts responsables craqueraient.

«Le rythme est très éprouvant physiquement», reconnaît le directeur de cabinet d'un grand ministère sous couvert d'anonymat, évoquant des journées de «dix-huit à vingt heures». Trois mois après l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée, les ministres et leurs conseillers seraient déjà à bout de souffle, selon Le Monde daté du 21 août 2017. D'après le quotidien du soir, une conseillère du ministre de l’économie Bruno Le Maire aurait même jeté l'éponge en raison de la charge de travail, un incident. Selon Le Monde, Bercy aurait aimé garder l'histoire confidentielle.

Alors que l'heure est aux économies tous azimuts, Emmanuel Macron semble avoir souhaité donner l'exemple. En cause : un décret, celui du 18 mai 2017, publié au Journal officiel le lendemain, qui limite à 10 les membres du cabinet pour un ministre. Et encore, les ministres délégués n'ont droit qu'à huit collaborateurs proches et les secrétaires d'Etat, en bas de la hiérarchie du sommet de l'Etat, à cinq. Le candidat Macron s'était en effet engagé pendant la campagne présidentielle à réduire le train de vie de l'Etat.

Alors que certains ministères doivent mettre en œuvre des réformes herculéennes, telles que celle du code du travail ou celle du prélèvement de l'impôt sur le revenu, la machine exécutive semble avoir atteint ses limites : celles des hommes et des femmes. «Tous les jours, c’est 7h-23h45, pour les ministres, c’est pareil. C’est l’enfer», confie un conseiller cité par Le Monde. Et de mettre en garde : «On verra combien de temps ça durera.»

Même constat au ministère de l'Intérieur, en dépit de la menace terroriste et des attentats de Catalogne. Compte tenu de la limitation des effectifs, le ministre, Gérard Collomb, et sa secrétaire d'Etat, Jacqueline Gourault, se partageraient leurs collaborateurs afin de faire face à la surcharge de travail.

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