Une voiture fonce dans un restaurant près de Paris : une fillette tuée, l'acte terroriste écarté

Une jeune fille de 12 ans a perdu la vie et treize autres personnes ont été gravement blessées après qu'une voiture a foncé intentionnellement dans une pizzeria. Le conducteur a immédiatement été interpellé. La piste terroriste est écartée.

Dans la soirée du 14 août, une voiture a foncé dans une pizzeria de Sept-Sorts en Seine-et-Marne. Une jeune fille de 12 ans a été tuée et 13 autres personnes ont été blessées, dont cinq grièvement qui se trouvent «en urgence absolue», dont un garçon de trois ans, selon le procureur adjoint de la préfecture de Meaux. Le petit frère de la jeune fille tuée fait partie des blessés graves et son pronostic vital est engagé, d'après la gendarmerie. 

Selon un témoin cité par BFMTV, une vingtaine de personnes étaient présentes dans la pizzeria au moment des faits. Après s'être encastrée, la voiture «a voulu reculer, et il y a quelqu'un qui s'est mis derrière pour l'empêcher : tous les gens qui étaient en terrasse, ont été fauchés», a raconté ce témoin.

Le président de la République Emmanuel Macron a tweeté ses condoléances.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a fait part à la famille de la jeune fille décédée de ses condoléances «les plus attristées», auxquelles «s'associent» le chef de l'Etat et le Premier ministre Edouard Philippe.

Inconnu des services de police

Les premières déclarations du conducteur ont permis de connaître son identité. Il s'agit d'un homme, originaire de La Ferté-sous-Jouarre et né en 1985, qui a déclaré «avoir tenté de mettre fin a ses jours sans succès, hier [le 13 août]». Il aurait décidé de recommencer de cette manière-là. Le porte-parole du ministère a également parlé d’un homme «dépressif».

En garde à vue, «il a confirmé qu'il avait absorbé une quantité importante de médicaments», a souligné une source judiciaire à l'AFP le 15 août, ajoutant que «les propos qu'il tient pour l'instant ne permettent pas d'établir son mobile».

L'individu était inconnu des services de police et de Justice. 

«La piste terroriste n'est pas privilégiée»

«La piste terroriste n'est pas privilégiée», a assuré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, ajoutant que les premiers éléments n'allaient pas «dans le sens d'une action terroriste». «Mais il faut être extrêmement prudent», a-t-il cependant précisé. Une information confirmée dans la soirée par le procureur adjoint de Meaux : «La piste terroriste est écartée pour le moment.»

Pour l'heure, la section antiterroriste du parquet de Paris n'est pas saisie des investigations en cours. Appelé sur place, le service de déminage n'a trouvé aucune arme dans la voiture. 

Les faits sont intervenus dans un contexte de menace terroriste élevée et cinq jours après l'attaque à la voiture-bélier contre des militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

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